Texte gay pride 2012

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Textes divers

QUI HABET AURES AUDIENDI AUDIAT !

Il n’est pas rare dans les relations humaines que, pour un fait établi, il y ait une multiplicité d’interprétations, pour le moins duplicité.

Prenons par exemple l’attitude de Xavier Bertrand, actuel Ministre de la santé (article rédigé début avril 2012, NDLR) vis-à-vis de l’exclusion des homosexuels masculins du circuit transfusionnel, pudiquement désignés par le barbare acronyme d’HSH.

Homme ayant eu, ou ayant !, des relations Sexuelles avec d’autres Hommes.

Au stade de cet article, une curiosité malsaine me pousse à faire cette digression par essence inutile et de m’interroger sur mon statut de buveur averti et raffiné de toutes substances décrites par l’encyclopédie comme étant issues de la fermentation des meilleurs malts, agrémentées de l’anaphrodisiaque houblon et de substances diverses et variées, jalousement gardées par le secret de fabrication.

Je me laisse ainsi à rêver de pouvoir me déculpabiliser de cet amour Dionysiaque lors de mes multiples et interminables soirées, et de déclarer à cette foule ébahie : Oui, je suis un HBB !

Homme ayant bu, ou Buvant de la Bière.

Et si je ne me laissais aller à davantage d’enthousiasme, je risquerai fort de dépasser la longueur maximale autorisée pour ce texte.

Revenons à nos moutons donc, à ceux qui pensent que l’on peut réduire aussi aisément la complexité d’un individu à un seul paramètre statistique, fixant et déterminant à tout jamais la trajectoire et le comportement dudit quidam, naturellement non libre et irresponsable dans ses choix.

Ceux là mêmes moutons, qui empêchent tout décideur politique de prendre la décision que la raison aurait commandée depuis longtemps de mettre en œuvre.

Xavier Bertrand depuis 2006 environ reste invariant dans ses déclarations relatives à la réintégration des HSH (homosexuels, NDLR) dans le circuit transfusionnel : il est y est favorable de façon très claire. Il ne l’a jamais mis ailleurs que dans l’ordre du jour des décisions à reporter.

Nous pourrions ainsi et tout naturellement nous offusquer une fois de plus.

Ou bien et paradoxalement, souligner ici le caractère particulièrement courageux d’une telle position, isolée au sein de l’administration Ministérielle, à l’encontre des intérêts lobbyistes et communautaristes de certains et, mieux que tout : contre sa propre famille politique.

C'est cette stratégie qui retient toute l’attention du collectif HOMODONNEUR, et qui consistera désormais à soutenir tout élu, de tout horizon et de toute responsabilité, qui sera en face de tout blocage.

Monsieur le Ministre de la Santé, l’actuel qui peut ne plus être le même dans un avenir proche, nous vous soutenons et vous remercions pour votre courage politique.

Qui habet aures audiendi audiat. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Texte gay pride 2011

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Textes divers

Etre, Avoir et Donner

Les gays sont exclus du don de sang. Le saviez-vous ?

Comme 80% des personnes interrogées, vous croyez qu’ils peuvent donner, bien entendu…et bien non !

Nous allons donc vous expliquer brièvement en quoi être homosexuel aujourd’hui peut signifier avoir une vie saine et heureuse, et par conséquent totalement compatible avec le don du sang.

Etre homosexuel

Que signifie de nos jours cette assertion ? Tout simplement, à condition de l’assumer pleinement et d’être accepté en tant que tel par ses proches, que l’on est heureux de vivre pleinement sa différence.

Nous croyons bon de rajouter au passage, que nous sommes tous, y compris les hétérosexuels, les athées, les blancs - et tant d’autres ! - différents, c'est-à-dire égaux.

En droit, en dignité, en bonheur.

Avoir une vie saine

Comme les études l’ont démontré, ce sont chez les personnes qui assument pleinement leur(s) identité(s) que la santé, définie au sens large du terme, à savoir santé physique, psychologique et sociale, est bien souvent la meilleure.

Bien entendu, les esprits chagrins objecteront qu’un excès de bonheur engendrerait volontiers des soirées par trop conviviales, arrosées plus que nécessaires, trop riches sur le plan nutritionnel, pas assez reposantes, et tout le reste.

Ce à quoi, nous leur répondons qu’après avoir été des bons vivants, nous tâcherons de devenir des ‘bons mourants’… ^^

Donner son sang

De cet engagement humaniste où tout a certainement été dit, rappelons toutefois que seul un individu bien dans sa peau peut avoir le souci de l’autre, dans ses besoins comme dans ses attentes.

Et de rajouter que donner son sang ne peut être que la traduction d’une volonté féroce de sauver des vies.

Epilogue

Avec cet article, nécessairement court pour les besoins reprographiques, le collectif HOMODONNEUR vous enjoint à nous retrouver, ne serait-ce que pour avoir accès à de biens meilleurs arguments et sources ; surtout pour militer en vue de la réintégration des homosexuels masculins dans le circuit transfusionnel.

Chaque bras compte.




Texte gay pride 2010

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Textes divers

YES WE CAN !

          Les homosexuels sont 100 fois plus contaminés par le HIV que les hétérosexuels : il faut donc les exclure du don de sang.

         C’est l’évidence même, de ce que l’homme de la rue désignerait volontiers par du « bon sens », vous savez ce qui fît dire à un borgne bien connu cette célèbre formule « 3 millions d’immigrés, 3 millions de chômeurs »

         Lorsque le dogmatisme éclaire une problématique, il n’est pas rare qu’un esprit, pour aussi érudit qu’il soit, ne se laisse pas aveugler par la facilité d’un raisonnement en tout point logique, intégralement faux.

       Pour revenir au cœur du sujet qui nous préoccupe ; à savoir la réintégration des homosexuels masculins dans le circuit transfusionnel, il faut rappeler également que donner son sang n’est pas un événement aléatoire ; c’est bel et bien une démarche volontaire d’un individu souhaitant sauver des vies.

A cela il convient de rajouter, pour aussi vrai que la population homosexuelle est, en moyenne, 100 fois plus contaminée par le HIV, que la population homosexuelle n’est pas homogène. Qu’il existe ce que les statisticiens désignent par des sous-groupes, définis par une pluralité de comportements et de facteurs de risque sous-jacents.

De plus, l’entretien pré-don basé sur la confiance réciproque et la batterie de tests pratiquée à chaque prélèvement anéanti l’approche probabiliste de l’EFS. En effet, selon eux, le prélèvement des hétérosexuels présente le risque d’une contamination par an.

Or il n’en est rien, les hétérodonneurs tout comme les médecins de collecte assurant parfaitement leurs responsabilités.

Et au fait, combien de personnes meurent-elles chaque année par manque de sang ou de moelle en France ?…

Allez terminons plutôt sur une note plein d’enthousiasme comme l’est cette marche des fiertés toulousaines, et rappelons que l’Italie, l’Espagne et le Portugal prélèvent leurs homosexuels.

Et dans la foulée ayons tous présent à l’esprit ce formidable slogan venu d’outre atlantique : YES WE CAN !