Communiqué de presse du 5 novembre 2017

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

L’affligeant amateurisme des experts en sécurité sanitaire

Jusqu’à présent, les décideurs politiques, médicaux ou scientifiques s’étaient contentés d’insulter les homosexuels et les bisexuels masculins en leur imposant une année complète sans relations sexuelles avant de pouvoir donner leur sang.

Mais, comme si la mesure n’était déjà assez stupide en soi, il fallait prouver, au travers d’une étude scientifique financée publiquement, qu’une année sans relations sexuelle était non seulement possible pour un très grand nombre d’adultes consentants, mais présentait en prime la vertu de ne transmettre aucune infection sexuellement transmissible pour les receveurs de produits sanguins.

Initialement prévue sur une durée de trois ans en vue d’obtenir, à partir de la population des donneurs de sang qui se seraient présentés sur cette période un échantillon représentatif sur le plan statistique, cette dernière s’est réduite sur une durée de cinq mois seulement…

Ce n’est pas seulement la réduction de la durée de l’étude entrainant ainsi une réduction de la taille de l’échantillon étudié qui pose problème, c’est que le questionnaire devant s’adresser aux seuls donneurs de sang se retrouve en lien public comme nous le prouvons ici même :

https://complidon.santepubliquefrance.fr/complidon#!

Accessible depuis http://invs.santepubliquefrance.fr/fr/Dossiers-thematiques/Populations-et-sante/Donneurs-de-sang/Etude-COMPLIDON-Questionnaire (captures d’écrans effectuées pour preuves)

L’insulte faite aujourd’hui par les experts en sécurité sanitaire s’adresse ainsi à la méthodologie statistique en premier lieu, à l’établissement de la vérité scientifique dans un second temps.

Quel crédit pourrait être accordé à une étude où n’importe qui pourra répondre n’importe quoi aussi souvent qu’il le voudra ???

Le collectif HOMODONNEUR et l’ensemble des citoyens un tant soit peu honnêtes ne peuvent que rejeter par avance les conclusions qui sortiront de cette affligeante étude sur une insultante mesure.

Et nous réitérons fermement notre demande en date du premier septembre dernier à la Ministre de la Santé d’abandonner cette étude, qui n’a toujours pas donné suite à notre revendication de notre marche des donneurs : promouvoir le plasma sécurisé par quarantaine pour les gays et les bis !

Contact presse : 06.44.90.31.75

Communiqué de presse du 16 août 2017

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

La marche des donneurs

Dans la lutte contre les différentes IST, et plus particulièrement contre la transmission du VIH, dans les années quatre-vingt une idée séduisante pour l’esprit et a priori efficace avait émergé : l’abstinence sexuelle.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats n’ont pas été au rendez-vous des espoirs fondés sur des principes d’essence religieuse…

Mais, comme une idée fausse n’est jamais vraiment morte, Santé Publique France s’est lancée dans une étude financée publiquement, en vue d’évaluer les bienfaits de l’absence de rapports sexuels entre hommes pendant un an sur la diminution des risques de transmission du VIH en transfusion sanguine.

Le collectif HOMODONNEUR, fort entre autres choses de l’absence de contamination par transfusion de sang prélevé chez des homosexuels et bisexuels dans de nombreux pays – l’Italie depuis le 26 janvier 2001 ! s’oppose avec la plus grande fermeté depuis sa création à toute idée d’autorisation du prélèvement de notre sang en contrepartie d’une abstinence sexuelle, qui n’est qu’une façon hypocrite de maintenir de facto l’exclusion sous une autre forme.

C’est pourquoi nous inaugurons cette action dont le but est de marcher chaque année jusqu’à notre réintégration dans le circuit transfusionnel aux mêmes conditions !

La première édition partira cette année le 17 août de la Maison du Don de Toulouse pour s’achever le 31 août au Ministère de la Santé à Paris.

Ces 688 km de marche seront pour nous l’occasion de manifester notre plus grande détermination à être reçu le premier septembre 2017 par la nouvelle ministre de la Santé, Madame Agnès Buzyn.

En lieu et place de l’étude biaisée évoquée en début du présent communiqué, lors de notre rencontre nous encouragerons vivement le ministère à imposer aux établissements sous sa tutelle une vraie politique de promotion du plasma sécurisé auprès des gays et des bisexuels comme le prévoit l’arrêté ministériel du 5 avril 2016.

Le financement de cette campagne permettra non seulement l’obtention d’un échantillon suffisant pour permettre une étude sérieuse sur l’innocuité du prélèvement sanguin d’une population, mais permettra surtout à la nouvelle personne responsable de prouver sa réelle volonté de faire avancer ce dossier.

Et dans le bon sens, cette fois-ci.

Cette marche sera relayée sur Snapchat, Instagram, Twitter, Facebook et sur notre site.

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Communiqué de presse du 7 juillet 2017

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

Plasma sécurisé :

Chaque bras, chaque pas compte !

Le 11 juillet 2016 marquait une première mondiale et historique avec l’ouverture au don de plasma sécurisé pour les gays et bisexuels masculins, pour laquelle le collectif HOMODONNEUR n’avait pas seulement milité ardemment, mais lancé le jour même une opération récurrente baptisée " Tous les deux mois, je donne mon plasma !".

En cette date anniversaire, l’heure est venue au bilan et aux perspectives.

Malgré une absence totale de communication sur le sujet par l’ensemble des parties concernées (EFS, associations de donneurs, de receveurs, de lutte contre les IST, de lutte contre les discriminations) ce sont quelques centaines de dons de plasma qui ont été réalisés.

Dans ce contexte, ce chiffre est particulièrement encourageant et nous incite à amplifier davantage nos actions.

Cependant, il appartient à l’EFS d’effectuer l’information, le recrutement et la fidélisation nécessaire auprès de la population nouvellement concernée par ce type de don.

C’est pourquoi dès cet été nous inaugurerons la marche des donneurs de 700 km, reliant Toulouse à Paris en quinze jours, dont l’objectif cette année est d’être reçu par la nouvelle ministre de la santé.

Entre autres choses, nous l’encouragerons vivement à mettre la pression sur ses services, afin que les dispositions prévues par l’arrêté ministériel du 5 avril 2016 relatives au don de plasma sécurisé se traduisent en une vraie politique de promotion de don ciblée.

Nous reviendrons sur les détails de cette marche le moment venu.

Dans l’immédiat, nous allons fêter ce premier anniversaire le 10 juillet 2017 à la maison du don de Toulouse, 15 allées Jean Jaurès, de 10h00 à 14h00, en présence des premiers donneurs homosexuels et bisexuels de l'an passé.

Un gâteau et un pot de l’amitié seront partagés avec l’ensemble des donneurs, le personnel de l’EFS et les militants des associations présentes.

Ce présent communiqué tient lieu d’invitation.

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Communiqué de presse du 21 avril 2017

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

La revendication oubliée de la politique

 

Force est de constater que cette élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu ce week-end, ne sera pas celle de 2012.

Et ceci, à plus d’un titre.

En particulier, en ce qui concerne le don du sang pour tous, revendication exigeant la réintégration des donneurs de sang aux partenaires masculins aux mêmes conditions que les autres donneurs.

Non seulement et à notre connaissance, nous avons été la seule association à interroger les 11 candidats en lice sur l’inacceptable mesure qui nous est imposée par l’arrêté ministériel du 5 avril 2016 – à savoir un an sans relations sexuelles pour pouvoir donner notre sang ! ; mais en prime seul un candidat a répondu.

Pour nous délivrer un parfait exemple de propagande officielle, qui plus est.

L’éphémère Ministre de l’éducation nationale du président sortant nous a ainsi délivrer sa réflexion dans une réponse aussi déconcertante que remplie de fautes d’orthographe.

Comment ce frondeur a-t-il pu à ce point ne pas comprendre la question, et laisser à penser que ne pas avoir de relations sexuelles durant un an représentait un progrès …

Quant aux autres prétendants, on veut bien admettre le prétexte parmi les équipes de campagne à taille humaine de ne pas avoir eu le temps de s’occuper de notre question.

En revanche, pour les autres dont les scores annoncés par les sondages les laissent espérer un résultat à 2 chiffres, comment peuvent-ils exprimer autant de désintérêt pour un sujet de santé publique qui touche pas moins d’un million de patients par an en France ?

L’explication partielle que nous pouvons y apporter se trouve dans la quasi absence durant la campagne des projets de société, plus particulièrement des thématiques LGBT, et plus largement des questions sanitaires.

Le collectif HOMODONNEUR prends acte de cette désinvolture généralisée ; nous saurons solliciter en temps voulu la personne qui aura été désignée par les Français sur ce sujet.

Contact presse : 06.44.90.31.75

Premier anniversaire de l'arrêté ministériel : lettre au Comité Consultatif National d'Ethique

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Collectif HOMODONNEUR

Maison des associations BP74184

BAL 131 3 place Guy Hersant 31 031 Toulouse

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06 44 90 31 75

                                                                       Monsieur le Président

                                                                       CCNE
                                                                       35 rue Saint-Dominique
                                                                       75700 PARIS

                                                                       Toulouse, le 31 mars 2017

Objet : l’inhumaine expérience

Monsieur le Président,

Le 31 mars 2015, vous rendiez l’avis 123 relatif à l’exclusion permanente à toute forme de don de sang des hommes ayant eu ou ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes ; un avis interprété hâtivement par certains esprits comme étant la justification du maintien de la mesure d’éviction permanente, erreur d’interprétation largement relayée par la plupart des media.

Notre collectif avait accueilli ce rapport comme étant le fruit d’un long travail d’étude, à charge et à décharge, permettant à tous ses lecteurs de s’enquérir des tenants et des aboutissants de ce dossier, et comme un appel à la réflexion sur tout type d’expérience à même de faire progresser la sécurité sanitaire.

Pour avoir participé aux négociations ministérielles sur l’évolution des critères de sélection de cette population de donneurs, vous savez que l’arrêté ministériel du 5 avril 2016 ouvre désormais le don de sang total, moyennent l’observation d’une absence totale de rapports sexuels pendant une période de douze mois précédent le don.

En tant que membre du comité de suivi épidémiologique prévu par les dispositions de l’annexe VIII de l’arrêté ministériel précédemment évoqué, nous vous demandons votre avis sur ce que nous considérons comme étant une inhumaine expérience.

En effet, comment les autorités sanitaires impliquées peuvent-elles prétendre vouloir étudier les effets sur la sécurité transfusionnelle d’une mesure imposant, de fait, une abstinence sexuelle d’un an, alors que les données concernant la sexualité des Français démontrent, qu’en moyenne, nos concitoyens observent deux rapports sexuels par semaine ?

Par ailleurs, l’absurdité et l’hypocrisie de cette mesure, alliées au refus des personnes concernées de s’y soumettre, ne peut qu’engendrer des dons de sang réalisés, pour certaines personnes, sans que la sincérité relative à la vie intime ne soit dévoilée lors de l’anamnèse.

Le risque de contamination s’en trouve, de facto, majoré.

Selon nous, cette inhumaine expérience n’est pas seulement une insulte à l’égard des personnes concernées et envers la méthodologie requise pour une étude scientifique digne de ce nom. Elle est la marque, au mieux, d’une volonté politique de ne pas faire évoluer les critères de sélection en dehors de toute autre considération d’abstinence sexuelle, et au pire, l’espoir secret qu’une contamination survienne pour tenter d’enterrer toute revendication de réintégration aux mêmes conditions que les autres donneurs.

Vous restez naturellement libre de donner suite à ce courrier, et de vous saisir du problème éthique que nous pensons avoir soulevé.

C’est avec le plus grand respect que nous rendrons publique cette missive le 5 avril 2017.

C’est avec la plus parfaite considération que nous rendrons publics vos éventuels retours.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, notre plus grande estime.

                                                                              Pour le Collectif HOMODONNEUR,

                                                                              Frédéric Pecharman