Communiqué de presse du 17 juillet 2019

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

Les experts persistent, la Ministre signe !

 

La propriété universelle du ridicule est, comme chacun de nous le sait, qu’il ne tue pas ; chose heureuse pour l’ensemble des Docteurs es sécurité sanitaire qui sévissent au Ministère de la santé et au sein des autres agences gouvernementales, à qui l’on ne peut que souhaiter naturellement une longue et épanouissante carrière.

 

La triple connerie

 

Fin des années 80, alors que nous disposions de tests fiables pour détecter le VIH, et que la question d’une réintégration des homosexuels masculins dans le circuit transfusionnel se posait, ces derniers se sont mis à calculer le risque résiduel d’une telle réintégration.

Et ont établi qu’on pouvait prélever le sang des gays et des bis – moyennant l’observation préalable d’une totale abstinence sexuelle au cours de la vie.

« Prélevons les homos-, pas les -sexuels ! » aurait pu être leur devise…

Il est vrai qu’une unique expérience homosexuelle à l’adolescence augmente considérablement le risque de transmission du VIH des années plus tard !!!

Conscients de cette absurdité, ils se sont remis à travailler.

Et affirmé que, désormais, une abstinence sexuelle d’un an permettait de passer à un niveau de risque acceptable.

En oubliant au passage que le VIH se détecte au bout de 9 jours.

Changeant d’approche, ils se sont mis à étudier dès lors le comportement des donneurs de sang vis-à-vis du respect des critères de sélection de ces derniers (étude COMPLIDON dont nous avions dénoncé l’amateurisme dans ce communiqué de presse).

Sur les 251donneurs de sang qui avaient eu des relations homosexuelles durant l’année précédant leur don (et qui avaient menti), 45,8% se sont déclarés prêts à respecter les règles si la période d’abstinence sexuelle devait tomber à 4 mois, selon l’étude COMPLIDON.

On fondait jusqu’à présent la sécurité sanitaire sur un délire collectif ; voilà qu’on nous propose de l’asseoir sur des mensonges !

Si l’Etat français se contentait depuis trois décennies de payer grassement des experts psycho-frigides à étudier les bienfaits de l’onanisme sur la sécurité sanitaire, nous serions disposés à en rire.

Le pire dans l’histoire, c’est que le Gouvernement les suit…

 

Une Ministre hématologue qui perd son sang froid

 

Agnès Buzyn est tout ce que l’on voudra, sauf une Ministre qui ne connaît pas son dossier. Et pourtant…

Elle qui avait déjà versé dans les fausses informations en déclarant « Il ne faut pas oublier que chaque année des personnes sont contaminées par le VIH par le don du sang », la voici prise en flagrant délire en annonçant très fièrement ce jour qu’elle nous permet enfin de donner notre sang au prix du sacrifice de toute vie conjugale.

Elle a, pour ainsi dire, perdu son sang froid face au lobby de la peur représenté par les associations de receveurs, toujours aptes à rappeler à tout décideur qu’être responsable c’est être, par destination, coupable.

En refusant de tenir compte que le temps moyen entre deux rapports sexuels se compte en jours, elle a surtout définitivement perdu les pédales...

 

Nous briserons les chaînes de notre chasteté !

 

Puisqu’en transfusion sanguine Chaque bras compte ! (SIC), nous n’allons certainement pas les laisser croisés à la suite de cette énième insulte gouvernementale !

Pour commencer, nous allons diffuser une enquête anonyme en ligne aussi « non biaisée » que COMPLIDON pour approcher, dans la mesure du possible, la réalité sexuelle des Françaises et des Français, ainsi que celle des donneurs et donneuses de sang.

Ensuite, nous poursuivrons nos actions d’occupations pacifiques et innoverons d’autres actions pour dénoncer le caractère totalement ridicule de l’actuelle mesure.

Jamais nous n’abandonnerons notre exigence de communication de l’ensemble des données épidémiologiques !

Jamais nous ne renoncerons à notre réintégration aux mêmes conditions que les autres donneurs !

Avec la puissance de nos généreuses convictions, à la force de nos bras donneurs, nous briserons les chaînes de notre chasteté !

Contact presse : 06.44.90.31.75

Communiqué de presse du 15 décembre 2018

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

« Ce n’est pas la règle qui nous garde, c’est nous qui gardons la règle »
Georges Bernanos, Le dialogue des carmélites

La question du retrait

du Collectif HOMODONNEUR de Pride Toulouse sera débattue lors de l’AGO du 26 janvier 2019. C’est la réponse apportée par le Bureau du Collectif HOMODONNEUR aux deux points suivants, qui ne seront pas davantage détaillés.

Tout d’abord, c’est la remise en cause d’un vote établi selon les procédures internes de Pride Toulouse, par Pride Toulouse, qui est à l’origine d’une désapprobation unanime des Membres Actifs et Sympathisants du Collectif HOMODONNEUR réunis en date du 24 novembre 2018.

Ensuite, c’est la Présidence Jupitérienne de Pride Toulouse, et exclusivement elle, que le Bureau du Collectif HOMODONNEUR remet en cause dans la gestion de cette crise qui aurait pu être dénouée dès le début de notre signalement.

Si le Bureau du Collectif HOMODONNEUR n’a pas retenu l’option de saisir un tribunal compétent pour une procédure en référé, c’est qu’il a pris en compte qu’une telle action viendrait porter atteinte aussi bien au travail effectué par les bénévoles de Pride Toulouse qu’à la dynamique qui s’est installée ; en responsabilité nous nous y sommes refusés.

Et pour manifester une dernière fois notre grande désapprobation, le Bureau du Collectif HOMODONNEUR refusera jusqu’à l’AG de participer à quelque vote que ce soit de Pride Toulouse, vu l’absence de réponse donnée à notre requête présentée à la Présidence lors du CA de Pride Toulouse le 11 décembre 2018 d’annulation des votes illégitimes et illégaux selon nous.

Comment pourrions-nous exiger des gouvernements le respect de nos droits, si nous même nous sommes incapables de respecter le droit ?

Par ailleurs, le choix retenu de rendre compte de notre décision de Bureau du Collectif HOMODONNEUR au travers du présent communiqué, plutôt qu’au travers du listing mail, prend en compte l’agacement signalé par de nombreuses associations quant à l’envoi de nos mails intempestifs cette dernière quinzaine.

En aucun cas nous n’enverrons ce communiqué à notre listing media ; la commémoration du cinquantième anniversaire de la marche de Stonewall se passera de polémiques.

Enfin, quel que soit le choix qui sera retenu par l’AG quant au retrait, nous participerons à la marche des Fiertés 2019 en synergie avec les autres associations, pour lesquelles de vraies relations humaines en 10 ans d’existence de notre Collectif se sont nouées.

Contact presse : 06.44.90.31.75

Communiqué de presse du 3 novembre 2018

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

L’ultimatum

En ce qui concerne la revendication de réintégration des donneurs de sang HSH (Hommes ayant eu ou ayant de relations Sexuelles avec des Hommes) aux mêmes conditions que les autres donneurs de sang, plus communément désignée par la terminologie de don de sang pour tous, force est de constater que les autorités sanitaires gouvernementales ont, jusqu’à présent, fait preuve d’une grave et particulière retenue des données épidémiologiques tout en se targuant d’être les parangons de la démocratie sanitaire.

Réunion du comité ministériel du 14 novembre 2018

En tant que membre dudit comité, le Collectif HOMODONNEUR exige que notre demande de données épidémiologiques complémentaires formulée en début d'année 2018 par envoi de recommandés aux autorités sanitaires soit enfin honorée, à savoir :

  1. Que le nombre de donneurs de sang masculins ajournés pour relation homosexuelle, année après année depuis 1983, nous soit communiqué ;
  2. Que la liste des pays prélevant le sang de leur HSH nous soit communiquée, en précisant la date depuis laquelle ils peuvent le faire aux mêmes conditions, la prévalence et l’incidence des HSH de ces pays-là, et le nombre de contaminations observées imputables au prélèvement sanguin de HSH ;
  3. Que le nombre de contamination transfusionnelle au VIH en France depuis 1983 nous soit communiqué, année après années depuis 1983, en nous indiquant l’origine de ces contaminations ;
  4. Que le nombre de séroconversions des donneurs de sang en France, année après année depuis 1983 nous soit communiqué, en précisant l’origine de ces séroconversions ;
  5. Enfin que le nombre nécessaire de donneurs HSH en plasma sécurisé par quarantaine pour établir un échantillon représentatif des donneurs HSH nous soit communiqué.

Par ailleurs, pour la réunion du 14 novembre prochain, nous exigeons que les données relatives aux sujets abordés nous soit communiqués en amont, comme s’était pourtant engagé le Pr Jérôme Salomon, Directeur Général de la Santé.

Saisine de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs

En date du 30 octobre dernier, le Collectif HOMODONNEUR a saisi la CADA en vue d’obtenir les données énumérées ci-dessus.

Cette démarche s’inscrit dans une logique offensive d’obtention des données à même de permettre notre réintégration, par une démarche holistique de la problématique, en lieu et place de l’approche dogmatique et inhumaine des conditions d’abstinence sexuelle imposées par les instances sanitaires gouvernementales.

Si de nombreuses associations LGBTQI sont soit en accord avec notre exclusion ou pire, font mine d’être pour une réintégration en précisant que ce n’est pas leur priorité ou en se contentant d’un communiqué de presse à l’occasion sans jamais rien faire sur le terrain militant, en ce qui concerne le Collectif HOMODONNEUR nous n’avons jamais eu la volonté de cirer les bottes à aucun Ministre que ce soit, qui plus est nous n’avons rien d’autres à demander que notre réintégration aux mêmes conditions.

À ces associations-là, nous leur demandons d’être en cohérence avec leurs positions, et d’être respectueuses vis-à-vis des donneurs HSH : laissez-nous donner si vous ne voulez pas donner !

Qu’elles ne viennent plus par ailleurs aux réunions ministérielles, il y a suffisamment d’opposants au don du sang pour tous au sein des associations de donneurs et de receveurs que nous respectons, même si nos désaccords restent majeurs.

Dernière action non-coercitive du Collectif HOMODONNEUR

Ainsi, le samedi 10 novembre 2018 nous serons présents devant la Maison du Don de Toulouse à 11h00 afin d’obtenir ce que la démocratie sanitaire implique : un authentique partage des données.

Nous serons donc, comme d‘habitude, une poignée de militants acharnés et déterminés à enfin pouvoir donner notre sang comme chaque citoyen de ce pays.

Collectivement, nous exigerons la communication des données épidémiologiques que nous demandons depuis longtemps.

Ce sera la dernière action non-coercitive du Collectif HOMODONNEUR.

Contact presse : 06.44.90.31.75

Communiqué de presse du premier janvier 2018

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

Bonne année, Madame la Ministre !

 

Il aurait été beaucoup trop respectueux de votre part, Agnès Buzyn, de répondre à l’une des questions soulevées par la marche des donneurs de l’été 2017, dont la plus importante était d’engager une vraie politique de recrutement et de fidélisation sur le don de plasma sécurisé pour les gays et les bis.

En lieu et place, vous vous êtes fendue d’un magnifique sorry telling sur les pages de Têtu magazine en date du premier décembre 2017, allant jusqu’à affirmer, en plus de vos prétextes à ne pas assumer vos responsabilités, des inepties indignes d’une Ministre de la Santé : non, il n’y a pas chaque année plusieurs contaminations par le don du sang, chère hématologue de formation !

Après le rétropédalage de Roselyne Bachelot, la lâcheté de Xavier Bertrand et l’insulte de Marisol Touraine, nous voici, nous autres donneurs de sang exclus à cause de nos relations homosexuelles trop fréquentes, exposés à l’incompétence de la nouvelle irresponsable en charge de la sécurité transfusionnelle.

Puisque vous avez choisi de maintenir la politique transfusionnelle de vos prédécesseurs, parce que vous n’avez pas eu l’audace de promouvoir une alternative à l’insultante ceinture de chasteté, alors nous allons mettre la pression que vous auriez dû mettre sur vos services.

Dès demain la Direction Générale de la Santé, l’Établissement Français du Sang et le Centre de Transfusion Sanguine des Armées ainsi que Santé Publique France recevront des recommandés, dans un premier temps.

Nous ne tolèrerons plus ni la pusillanimité des gouvernements qui se succèdent, ni l’arrogance des pleutres experts qui s’accrochent.

Ni cette année, ni les suivantes.

Et nous prenons l’engagement, avec la diplomatie du bouclier et la pédagogie de la matraque si nécessaire, d’obtenir à terme notre réintégration aux mêmes conditions que les autres donneurs.

Bonne année, Madame la Ministre !

 

Contact presse : 06.44.90.31.75


Communiqué de presse du 16 novembre 2017

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

Le ttre ouverte au Pr Vallet,

Directeur Général de la Santé

Cher Professeur,

Notre communiqué de presse du 5 novembre 2017 semble vous avoir fort inspiré, si l’on en croit votre retour par mail en date du 8 novembre courant envoyé à l’ensemble des participants du comité de suivi épidémiologique.

Et amène la contradiction par ordre d’importance de chacune de vos rectifications.

Vous pourrez vous répéter à l’envi que l’étude « Complidon » n’est adressée qu’aux seuls donneurs ayant une adresse mail, et peut être même finir par vous convaincre qu’exclusivement des donneurs y répondront ; il se trouve que n’importe qui peut y répondre en ligne en cliquant simplement sur le lien suivant

https://complidon.santepubliquefrance.fr/complidon#!

Accessible au public depuis

http://invs.santepubliquefrance.fr/fr/Dossiers-thematiques/Populations-et-sante/Donneurs-de-sang/Etude-COMPLIDON-Questionnaire

L’évidence du biais de sélection n’échappera à personne, et un scientifique de votre niveau ne devrait pas commettre une erreur digne d’un étudiant en première année de statistiques.

Ensuite, et sauf votre respect, la marche des donneurs qui s’est déroulée cet été avait pour but d’interpeller la Ministre de la Santé au sujet de la promotion du don de plasma sécurisé par quarantaine, notamment pour qu’elle puisse mettre la pression sur ses services ; en aucun cas nous n’avons demandé à l’un de ses subalternes dont vous faites partie de nous donner son avis sur le sujet, encore moins de nous conseiller sur les personnes à solliciter.

Enfin, pour ce qui relève de la démocratie sanitaire que vous invoquez à deux reprises dans votre mail, et qui laisserait sous-entendre que nous avions validé par notre seule présence la ceinture de chasteté, qu’il nous soit permis de vous rappeler publiquement que nous avions fait la proposition du plasma sécurisé entre autres choses pour éviter cette étude, dont il n’était pas prévu par ailleurs qu’elle soit accessible au public !

Vous pouvez ne pas être d’accord avec nos positions mais, par honnêteté, vous ne pouvez pas les déformer.

Pour conclure sur une omission en boucle de votre part, le Collectif HOMODONNEUR ne considère pas notre exclusion comme la manifestation d’une discrimination pas plus que l’œuvre d’une homophobie désincarnée, merci de noter une bonne fois pour toute que nous ne nous battons pas pour le droit au don du sang, même si des titres journalistiques accrocheurs laisseraient à le penser.

Le Collectif HOMODONNEUR vous prie d’agréer, Cher Professeur, l’expression de sa plus parfaite considération.

Contact presse : 06.44.90.31.75