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Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Enquêtes

Collectif HOMOdonneur

Don du sang pour tous : Grande enquête nationale

Résultats et Interprétations – Version 1

 

Enquête réalisée du 15 mars 2014 au 31 mai 2014

07/02/2015

Le but de cette enquête est de déterminer le degré de connaissance de la population vis-à-vis de l’exclusion du circuit transfusionnel de tout homme ayant eu des rapports sexuels avec d’autres hommes, ainsi que de son niveau d’adhésion à cette mesure en fonction de critères sociologiques, et de critères relatifs au don du sang plus particulièrement.


Sommaire

Remerciements. 1

Introduction. 2

Rectifications par rapport aux versions précédentes. 3

Présentation de l’enquête et justification des questions. 4

Résultats globaux et interprétations. 5

Remarques d’ensemble. 5

1) Quel est votre âge ?. 6

2) Quel est votre sexe ?. 6

3) Donnez-vous votre sang ?. 6

4) Savez-vous qu’un homme ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme est définitivement exclu du don du sang ?. 7

5) Êtes-vous d’accord avec cette mesure d’exclusion ?. 8

6) Êtes-vous concerné par cette mesure d’exclusion ?. 8

7) Êtes-vous sympathisant d’une association liée directement ou indirectement au don du sang ?. 9

8) Vous, ou l’un de vos proches, avez-vous eu besoin d’une transfusion de sang ?. 9

9) Commentaire libre :9

Conclusion de la première partie :12

Résultats croisés et interprétations. 13

Remarques préliminaires. 13

Croisement âge-connaissance. 13

Croisement âge-accord. 14

Croisement sexe-accord. 15

Croisement sexe-concerné. 15

Croisement donneur-connaissance. 16

Croisement donneur-transfusé. 17

Croisement connaissance-accord. 17

Croisement concerné-donneur. 18

Croisement concerné-connaissance. 18

Croisement concerné-accord. 19

Conclusion de la deuxième partie :20

Synthèse et perspectives. 21

Annexe 1 : Questionnaire « Internet » présenté sous format papier
Annexe 2 : Réponses obtenues en commentaire libre


Remerciements

Le collectif HOMODONNEUR tient en premier lieu à souligner l’important travail d’élaboration du questionnaire et de dépouillement, d’analyse et de synthèse des foisonnantes données : rien de tout ceci n’aurait vu le jour sans une poignée de membres et de sympathisants, dont nous oublierons forcément un prénom à la liste des Paul, Carine, Kévin, Sabine, Hugo, Mathieu, Béa, Alexandre, Greg, Mickael, Bérengère, Thierry et autres Nicolas.

Il va de soi que sans une diffusion massive au travers des réseaux sociaux, toujours grâce aux personnes précitées, sans oublier leurs amis, et les amis de leurs amis (…) nous n’aurions pu atteindre autant de réponses.

A nos associations partenaires, et pour certaines amies, nous réitérons notre estime pour avoir relayé à de très nombreuses reprises sur leurs sites le lien relatif à notre formulaire.

Peut-être aurions nous dû commencer par remercier chaleureusement l’ensemble des répondants ? Nous répondons par la négative : la sincérité et la gratitude ne s’interprètent pas au travers d’une position dans une liste. Soyez clairement assurés, chers anonymes, de notre simple mais parfaite reconnaissance.

Qu’il nous soit permis, juste avant de conclure, cette pointe d’ironie à l’endroit des opposants au don du sang pour tous qui nous ont abreuvés d’injures et qui ont diffusé dans leurs réseaux sociaux, à leur insu, l’existence même de notre interdiction de donner notre sang ; les imbéciles restent décidément toujours aussi utiles.

Egalement, merci à l’ensemble des associations concernées qui n’ont ni répondu à nos sollicitations, encore moins répandu nos questions ; nous nous sentons ainsi dégagés de toute obligation à l’égard de ces misérables.

Introduction

En préambule de toute intervention, nous jugeons important de préciser à tout lecteur que ces résultats et interprétations ont été élaborés dans un esprit d’échange. Puisque qu’il n’y a pas de vérités sans erreurs rectifiées, merci de nous faire part des simples coquilles, des énormités logiques et sémantiques, de vos désaccords et surtout de vos propositions d’améliorations. Nous vous promettons au pire des cas de les lire sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , et au meilleur de les intégrer.

Et avant d’en venir aux buts, attardons nous un court instant sur les attendus, sur les raisons qui nous ont poussées à vouloir poser des questions, à faire en sorte de bien poser le problème.

Et rejetons aussitôt cette idée absurde qu’ont parfois certains militants de requérir l’approbation de la population sur leurs revendications, se dégageant ainsi d’argumenter en cas d’opinion largement favorable. En plus de nos arguments, affinés au fur et à mesure, nous nous efforçons d’appréhender au mieux la réalité dans toute sa complexité et dans sa diversité. La bonne connaissance d’une problématique restera toujours la meilleure façon de résoudre un problème !

Il s’agissait bien pour nous, pleinement conscients des limites de l’exercice, d’élaborer un outil d’analyse qualitatif et quantitatif sur le degré de connaissance de la population au sujet de l’exclusion définitive de toute forme de don de sang pour chaque individu masculin ayant eu au moins un rapport sexuel avec un autre homme, et si possible d’en extraire les déterminants sociologiques et les liens de causalité sous-jacents.

Le moyen retenu, compte tenu de notre situation financière, s’est focalisé dès lors sur la gratuité et la simplicité d’utilisation et de paramétrage d’un formulaire d’enquête Google. Nous avons ainsi décidé, malgré les risques majeurs d’obtenir un échantillon non représentatif et de biais par l’absence de restriction via l’adresse IP, de concevoir un jeu de questions pour tester la fiabilité des réponses obtenues et de croiser les données de façon pertinente.

Pour la fiabilité et la représentativité, le principe utilisé a été simple : nous avons posé des questions dont nous connaissions par avance, au travers d’études préalables, les réponses. La comparaison nous a indiqué sans ambiguïté la cohérence des réponses et si nous pouvions extrapoler ou pas nos conclusions à l’ensemble de la population.

En ce qui concerne les questions de fond, notre plus grande difficulté a résidé dans la formulation de la question afin d’amener le répondant à des réponses non équivoques. Ce travail nous a occupé de longues heures, et nous avons opté chaque fois pour les solutions les moins mauvaises, du moins a priori ; les questions ne pouvant pas faire l’objet d’un consensus ont été écartées. Nous ne manquerons ni de signaler nos réussites ni nos enseignements tout au long de la présente étude.

Egalement, dans une optique de pleine adhésion à notre enquête par les répondants, la restriction à huit questions très courtes avec une seule réponse obligatoire, dont le classique Ne Se Prononce Pas, et une neuvième question en forme de commentaire totalement libre et facultatif nous a semblé particulièrement adaptée.

Rectifications par rapport aux versions précédentes

Il n’y a pas à ce jour de rectifications.

Nous signalerons très succinctement ici celles qui surviendront.

Présentation de l’enquête et justification des questions

L’enquête, dont les questions avec les réponses possibles sont présentées en annexe 1, est le fruit d’une réflexion commune ayant pour but de bien poser le problème.

Les questions 1, 2, 3 et 5 avaient pour objectifs initiaux de déterminer la représentativité de notre étude, puisque ces chiffres là sont accessibles par ailleurs ; même si l’ensemble des questions contenait une indication potentielle vis-à-vis de la représentativité.

Les questions 3, 4, 5 et 6 représentaient un jeu de questions indirectes dont les recoupements permettent d’accéder à des réponses cachées et/ou inavouables.

Les questions 7 et 8 étaient des questions secondaires mais en rapport avec le don du sang, dont le but est de déceler un éventuel lien entre ces deux items et les autres.

Enfin, la question 9 permettait à la parole de se libérer après une série de réponses contraintes, tout en nous apportant des informations qualitatives de premier choix.


Résultats globaux et interprétations

Remarques d’ensemble

Pour l’ensemble de l’étude l’effectif total est de 871 réponses.

C’est un effectif suffisant pour analyser les résultats, il nous reste à vérifier la représentativité de cette étude au travers de l’analyse des réponses suivantes, entre autres analyses à effectuer.

Quant à la question du biais, rendu possible par l’absence de restriction via l’adresse IP, elle trouve la réponse dans la comparaison des horaires des réponses et des similitudes parfaites entre ces dernières. Nous avons utilisés pour ce faire la feuille de calcul générée par le formulaire Google, et appliqué un programme adéquat. Nous sommes arrivés à la suspicion de 24 réponses, 6 selon toute probabilité étant l’œuvre de la même personne (6 réponses successives avec les mêmes réponses et des commentaires opposés au don du sang pour tous), et les 18 autres représentant 2 réponses successives en tout point identique et éloignées de 2 minutes et demie environ.

Au travers de cette méthode de recherche, nous avons bien trouvé un très léger biais possible qui n’affecte en rien la crédibilité de notre étude. Il est clair que nous ne disposons d’aucune méthode pour déceler d’autres types de biais, notamment celui induit par des personnes désirant augmenter les réponses pour une question précise, et répondant de façon aléatoire sur les questions restantes.

Si les résultats semblent cohérents et explicables, nous pourrons en déduire que les autres biais possibles n’ont eu que peu d’incidence.

Pour terminer, nous publions ci-dessous la courbe des réponses en fonction du temps.

Nous observons que l’essentiel des réponses s’est effectuée les premiers jours, et malgré les multiples relances nous avons obtenus quelques pics de réponses secondaires bien plus atténués que le pic initial : notre étude s’est par conséquent limitée à un cercle restreint.

Résultats en ligne

1) Quel est votre âge ?

Les classes d’âges les plus représentées sont respectivement les 26-45 ans (49%), les 18-25 ans (35%) et les 46-70 ans (15%).

Notre étude a essentiellement mobilisé des personnes en âge de donner leur sang (99%), les classes d’âges extrêmes (« moins de 18 ans » et « plus de 71 ans ») étant très largement sous représentées.

Il convient de noter qu’aucune personne ne semble gênée par la question relative à son âge, au vu de l’absence de réponses « ne se prononce pas ».

Résultats en ligne

2) Quel est votre sexe ?

Les résultats montrent une prédominance masculine dans les réponses (52% vs 47%). Cette répartition est représentative de celle de la population française de 2013 (respectivement 51,3% vs 48,7% ; données Insee 2014). »

Les 1% qui ne se prononcent pas sur une question aussi simple en apparence nous amène à l’hypothèse suivante : largement diffusée au sein du milieu LGBT, cette étude a du certainement toucher la population transgenre.

Résultats en ligne

3) Donnez-vous votre sang ?

Le score des personnes qui déclarent ne pas donner leur sang est de 56% contre 41% qui déclarent le donner.

Ce qui ressort toutefois, ce sont ces 21 personnes qui ne se prononcent pas (2%), cela mérite une voire plusieurs interprétations.

Il peut s’agir de personnes qui donnent leur sang sachant qu’elles ne le devraient pas, selon la réglementation en vigueur décrite dans l’arrêté ministériel du 12 janvier 2009. Nous pensons bien entendu à l’exclusion des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, sans pouvoir écarter toute autre exclusion plus ou moins avouable.

Il peut s’agir du « trouble » suscité par l’apparente simplicité de notre question « Donnez-vous votre sang ? » dans l’esprit des personnes interrogées, et qui a engendré de nombreuses réflexions au moment d’élaborer le questionnaire.

Nous aurions pu limiter la question en fonction de la fréquence des dons sur une durée déterminée, par exemple, savoir si un don avait été effectué sur les six derniers mois ; et exclure de fait des personnes ajournées temporairement alors que ces personnes restent des donneurs.

« Etes-vous donneur de sang ? » était une alternative intéressante, là aussi l’identification à ce critère est sujette à variation en fonction d’avoir été et de ne plus l’être, de se définir comme tel même si on est un donneur exclu, en fonction également du fait de ne donner qu’à l’occasion.

L’ensemble des alternatives possibles présentaient chacune des avantages contrebalançant les inconvénients des autres, sans que jamais une question ne nous apparaisse comme idéale.

Nous aurions pu dès lors poser l’ensemble de ces questions, les affiner au travers de jeu de questions complémentaires en fonctions des réponses : notre enquête eût été une enquête exhaustive et trop longue pour être diffusée via internet.

Nous avions pleinement conscience que cette question ne saurait en aucun cas être parfaite, et avions conclu que c’était avec le recoupement avec les autres questions que nous obtiendrions une analyse sensée, plus particulièrement celle avec le fait d’être concernée par la mesure d’exclusion.

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4) Savez-vous qu’un homme ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme est définitivement exclu du don du sang ?

Les résultats sont particulièrement tranchés, et démontrent que 80% des répondants connaissent la mesure d’exclusion contre 20% qui l’ignorent, nous ne tenons pas compte de la réponse du seul individu qui ne se prononce pas.

Nous ne disposons à ce jour d’aucune enquête sérieuse nous permettant d’évaluer le degré de connaissance de la population sur cette exclusion – la question apporte déjà la réponse, ce que nous pouvons écrire ici c’est que nous avions effectué une enquête similaire dans les rues Toulousaines il y a trois ans de cela environ, auprès des personnes qui voulaient bien s’arrêter et répondre.

Aux questions « Est-ce que les homosexuels donnent ou peuvent donner leur sang », les réponses se faisaient quasiment toutes affirmatives, sous le ton de l’évidence. A l’information de l’interdiction stipulée par l’arrêté ministériel du 12 janvier 2009, les trois quarts environ manifestaient leur étonnement.

Résultats en ligne

5) Êtes-vous d’accord avec cette mesure d’exclusion ?

L’élément marquant qui ressort est la très forte opposition des répondants (79%) à cette mesure d’exclusion.

Ensuite, concernant les autres réponses, nous observons 6% de personnes en total accord avec l’exclusion, 7% sont partagés et 7% n’ont pas assez d’éléments pour se prononcer.

1% des personnes interrogées ne se prononcent pas alors que les autres réponses, notamment « Je n’ai pas assez d’éléments pour me prononcer » et « Je suis partagé » permettaient de se prononçait en ignorance ou en nuance. Nous n'avons aucune hypothèse à formuler et des croisements avec d'autres questions ne nous aident pas à mieux comprendre.

Les deux dernières informations sont importantes, car elles traduisent certainement la découverte de ces répondants-là à l’exclusion.

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6) Êtes-vous concerné par cette mesure d’exclusion ?

Avec cette question, nous atteignons le cœur même de notre enquête dont nous espérons des croisements à venir avec les autres questions une mine de renseignements.

62% des répondants déclarent ne pas être concerné par la mesure d’exclusion, contre 36% déclarant l’être.

2% des personnes interrogées ne se prononcent pas.

Nous ne manquerons pas de vérifier dans la deuxième série d’analyse si la question a bien été comprise, notamment si des femmes n’ont pas répondues par l’affirmative, alors qu’elles ne le sont pas. A moins que d’être concerné soit pris dans la sens global de la question : puisque le don du sang concerne potentiellement tout le monde.

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7) Êtes-vous sympathisant d’une association liée directement ou indirectement au don du sang ?

70% des personnes interrogées ne sont pas sympathisantes d’une association liée directement ou indirectement au don du sang, contre 27% qui le sont et 3% qui ne se prononcent pas.

Nous retenons notre attention ici sur le score le plus élevé en matière de « NSPP » parmi les huit questions. Nous en sommes réduits à formuler trois hypothèses pour tenter d’expliquer ce phénomène : ou bien la question présentait une formulation trop floue, ou bien certains ne voulaient pas s’identifier comme tel, ou bien la question jugée inintéressante ne méritait pas une réponse comme pour les autres.

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8) Vous, ou l’un de vos proches, avez-vous eu besoin d’une transfusion de sang ?

Nous obtenons ici 67% de personnes touchées de près par une transfusion, 30% ne l’étant pas et 3% ne se prononçant pas.

La question se pose comme précédemment sur les « ne se prononcent pas », à savoir sur l’identification de la personne et/ou sa fatigue, ainsi que sur la pertinence perçue ou réelle de la question posée.

Résultats en ligne

9) Commentaire libre :

Il convient de préciser que nous n’avons effectué aucune censure dans la publication des commentaires libres, publiés en annexe 2, y compris lorsque les oppositions étaient particulièrement virulentes, bien que peu fréquentes.

En revanche, nous avons procédé à l’anonymisation des commentaires, en retirant tout prénom, nom, adresse mail etc, conformément à l’intitulé de notre questionnaire « Enquête totalement anonyme ».

De nombreux témoignages personnels ont alimenté ces commentaires, ce qui nous donne raison a posteriori d’avoir permis cet espace d’expression. Des arguments plus ou moins fondés ont été évoqués ça et là, les précisions que nous apportons ont pour but de rectifier des erreurs ou de préciser notre approche de la situation. Des solutions clefs en mains nous ont été également proposées et les attaques sur nos positions se sont effectuées tant sur la méthodologie de l’enquête que sur le fond argumentaire.

Mais nous préférons laisser à chacun d’entre vous le soin de lire chacun des 168 commentaires récoltés, si le cœur vous en dit ; et apporter les précisions suivantes qui nous paraissent nécessaires :

-          Exclusion des lesbiennes : théoriquement les lesbiennes et bisexuelles ne sont pas exclues, si c’est le cas, c’est que le médecin de collecte est dans l’erreur et qu’il faut le signaler à la direction de l’établissement concerné. En revanche, une exclusion définitive ou temporaire peut être établie à juste titre par le médecin, sans qu’il n’y ait le moindre rapport avec l’orientation sexuelle de la donneuse.

-          Exclusion des transfusés : depuis septembre 1997, les transfusés sont exclus. Le collectif HOMODONNEUR devrait se positionner sur cette exclusion comme sur d’autres dans les prochains mois.

-          Mentir pour donner : le collectif HOMODONNEUR est très clair à ce sujet, nous invitons toutes les personnes qui veulent donner leur sang à dire la vérité. Il est en effet très important pour la sécurité transfusionnelle qu’une confiance réciproque entre le donneur et le médecin s’établisse ; y compris si dire la vérité aujourd’hui consiste à être exclu.

-          Exclusion pour poids insuffisant : en dessous de 50Kg, le prélèvement d’un donneur d’une poche de 450 ml aurait pour effet de l’anémier à terme. C’est donc dans l’intérêt du donneur que cette exclusion est mise en place.

-          Discrimination-homophobie : pour le collectif HOMODONNEUR, l’exclusion ne relève ni d’une discrimination ni d’une homophobie, mais d’une peur consécutive au scandale du sang contaminé ; néanmoins nous respectons les personnes pensant différemment de nous.

-          Exclusion pour séjour aux Iles Britanniques : cette exclusion a été mise en place après le scandale sanitaire de la vache folle. Là aussi, le collectif HOMODONNEUR arrêtera sa position prochainement.

-          Chauffage du sang : terme sans fondement scientifique, mais largement utilisé par les média pour désigner le chauffage d’une fraction du plasma. Le sang chauffé, c’est du boudin…

-          Prise de testostérone pour les transsexuels : il ne doit pas y avoir d’exclusion, la testostérone n’étant pas un produit dopant (et la prise de produit dopant étant une exclusion).

-          Le sang est testé donc il n’y a aucun risque : comme précédemment, nous rappelons l’importance primordiale de la confiance entre le donneur et le médecin de collecte ; il existe une période durant laquelle les tests sont négatifs et donc où le donneur doit être exclu s’il a pris un risque.

-          Faire un test hiv avant chaque don : inutile, car ce test est effectué par l’EFS, ensuite nous répétons l’importance de l’entretien médical pré-don.

-          Exclusion attaquable en justice : jusqu’à présent, chaque action a échoué. Il reste l’avis de la cour de justice européenne.

-          Exclu pour hypertension : faux, ce n’est pas une contre indication.

-          Exclu pour maladie de Willebrand : vrai, c’est une hémopathie.

-          Exclu pour maladie de Lyme : cette contre indication n’est établie que pour deux ans !

-          Inclusion dans le questionnaire des transgenres, hermaphrodites et inter sexes : la question s’était initialement posée, mais nous y avons finalement renoncé.

-          Questionnaire subjectif et orienté : attaque sans fondement, car notre objectif n’était pas de faire un sondage, mais une enquête pour comprendre

-          Fichage des homosexuels = saisie de la CNIL : ce ne sont pas les homosexuels qui sont fichés mais les relations homosexuelles, et la CNIL a validé cette inscription dans le registre sans possibilité de modification par la personne, compte tenu de l’impératif de sécurité sanitaire.

-          Suppression des questionnaires pré-don : le collectif HOMODONNEUR ne remet pas en cause le principe de sélection des donneurs de sang, mais certains critères de sélection.

-          Le don du sang n’est pas un droit mais un devoir : ni l’un ni l’autre, c’est l’engagement d’une personne responsable et actrice du système transfusionnel.

-          Exclusion approuvée par le Conseil National du Sida : pas à notre connaissance, sinon on nous l’aurait rétorquée.

-          Une table ronde doit avoir lieu avec tous les acteurs : c’est une revendication majeure du collectif HOMODONNEUR.


Conclusion de la première partie :

Au terme de ces premières analyses, plusieurs lignes de force semblent se dégager.

Cette enquête, de par son mode de diffusion, a touché essentiellement ce qu’il convient d’appeler le premier cercle du collectif HOMODONNEUR (sympathisants et amis des sympathisants) et non la population dans son ensemble.

Elle n’est clairement pas représentative de la société française, hormis sur le critère du sex-ratio, et aucunes conclusions ne pourront par conséquent être extrapolées. Les éléments établis resteront toutefois pertinents avec cette réserve, d’autant plus que les biais observés sont particulièrement faibles.

Nous pouvons affirmer avoir touché une population en âge de donner son sang, avec une légère prédominance masculine parmi un milieu LGBT ainsi qu’avec un nombre très élevé de donneurs de sang.

Évidemment, nous observons plus particulièrement des personnes concernées par cette exclusion, parmi des personnes plutôt bien renseignées sur le sujet et, comme la plupart des Français, très largement favorable au don du sang pour tous.

Enfin, c’est une population gravitant autour des associations de donneurs de sang et ayant été concernée de près par une transfusion de sang dans l’entourage proche.

Nous pouvons dès à présent envisager une étude plus approfondie en effectuant des croisements adéquats entre les différentes questions.


Résultats croisés et interprétations

Remarques préliminaires

Parmi tous les croisements possibles que nous offraient huit questions entre elles, nous avons restreint les croisements qui étaient une réponse à une interrogation.

Ainsi, nous avons croisé préférentiellement les données relative à l’âge, au sexe, au statut de donneur, à la connaissance et à l’accord de l’exclusion, et surtout au fait d’être concerné.

Cependant, nous laissons le soin à chaque lecteur d’aller consulter en ligne les croisements de son choix et de nous signaler l’apport que pourrait représenter une étude plus approfondie.

De plus, nous avons effectué à chaque croisement des tests de significativité.

Croisement âge-connaissance

Les tests de significativité ont été réalisés. Ils nous amènent à écarter les moins de 18 ans et les plus de 71 ans.

Il nous reste à analyser les différences observées parmi les trois catégories représentées par les 18-25, 26-45 et 46-70 ans.

Quel que soit l’âge des répondants, environ 81% connaissent l’exclusion contre 19% environ qui l’ignorent.

Nous constatons très clairement qu’il n’y a aucune différence observable ; l’âge ne serait pas une variable explicative quant au degré de connaissance de la mesure d’exclusion.

Croisement âge-accord

Les tests de significativité ont été réalisés. Ils nous amènent à écarter les moins de 18 ans et les plus de 71 ans.

Pour les trois autres catégories, l’élément majeur qui apparaît est un fort taux de désapprobation de la mesure d’exclusion parmi les 18-25 ans ainsi que les 26-45 ans (82% et 85%), taux qui chute chez les 46-70 ans à 55%. En parallèle, le taux d’approbation, respectivement de 4% et de 2% chez les 18-25 ans et les 26-45 ans, augmente à 23% chez les 46-70 ans.

Enfin, nous avons une indécision autour de 6% chez les 18-45 ans, indécision qui double chez les 26-45 ans. En revanche, le besoin d’éléments pour se prononcer est quasiment le même chez l’ensemble des répondants, autour de 8%.

La question qui se pose évidemment est de savoir pourquoi plus on appartient à une tranche d’âge élevée et plus on est partagé et surtout plus on semble d’accord avec cette mesure. Nous avançons comme hypothèse qu’en prenant de la maturité, on est censé devenir plus réfléchi, nuancé et prudent dans ses positions, d’où l’augmentation du taux d’indécision. Pour ce qui est de l’approbation de la mesure, nous avançons comme hypothèse que les tranches d’âges élevées ne sont pas forcément les plus ouvertes sur toutes questions relatives à la sexualité en général, sur l’homosexualité en particulier, et que ces personnes auraient tendance à approuver plus facilement toute mesure restreignant dans les faits l’égalité entre toutes les sexualités.

Si nous avions pu obtenir un nombre de répondants plus élevé parmi les très jeunes et parmi les plus âgés, nous aurions pu mieux mesurer cette tendance, et renforcer ainsi ou fragiliser notre hypothèse.

Résultats en ligne

Croisement sexe-accord

Les tests de significativité ont été réalisés. Ils nous amènent à écarter les Ne se prononce pas.

La comparaison homme-femme ne devait pas, a priori, fournir une grande divergence dans les réponses. Les résultats remettent en cause pour partie cet a priori.

Si le taux de désapprobation est quasiment le même, en revanche nous notons un plus grand besoin d’éléments pour pouvoir se prononcer chez les répondantes (4% chez les hommes versus 11% chez les femmes), et étrangement, les femmes sont quasiment deux fois moins partagées (9% chez les hommes versus 5% chez les femmes) sur cette question. Mais là où l’écart reste surprenant, c’est vis-à-vis de l’approbation de la mesure : trois fois plus d’hommes (9%) que de femmes (3%) sont d’accord avec l’exclusion.

A ce stade de l’analyse, nous ne pouvons pas expliquer ces différences.

Résultats en ligne

Croisement sexe-concerné

Les tests de significativité ont été réalisés. Ils nous amènent à écarter les Ne se prononce pas.

Le premier constat qui saute aux yeux, c’est le fait que 5% des femmes déclarent être concernées par la mesure d’exclusion alors qu’elles ne le sont pas, dans les textes règlementaires. Deux hypothèses : soit elles répondent suite à une exclusion pour un autre motif que celui de notre enquête, soit elles se sentent concernées au sens de « solidaires » de cette mesure. Rien ici ne nous permet toutefois de trancher entre ces deux hypothèses.

Ensuite, nous observons que 63% des hommes répondent positivement à la question d’être concernés, contre 35 % non concernés et 2% ne se prononçant pas : c’est bien clairement une population masculine concernée par l’exclusion qui a préférentiellement répondu à cette enquête.

Et c’est ce qui explique pour partie les différences observées pour le croisement sexe-accord : les hommes étant davantage concernés et informés, ils ont des avis davantage tranchés et moins nuancés que les femmes, non touchées personnellement par cette exclusion.

Résultats en ligne

Croisement donneur-connaissance

Les tests de significativité ont été réalisés. Ils nous amènent à écarter les Ne se prononce pas.

La comparaison entre les donneurs et les non-donneurs montre une ignorance légèrement supérieure des donneurs (23%) par rapport aux non-donneurs (18%) quant à la mesure d’exclusion.

En première approche, il peut paraître surprenant que les donneurs de sang puissent être moins informés des critères de sélection que les non-donneurs. En fait, vu que nous avons établi précédemment que la population étudiée est, pour la majeure partie, représentée par des hommes exclus pour relations homosexuelles, il est normal tout compte fait que les concernés soit mieux informés, relativement parlant, que le reste de la population.

Résultats en ligne

Croisement donneur-transfusé

Les tests de significativité ont été réalisés. Ils nous amènent à écarter les Ne se prononce pas.

Nous n’observons aucune différence significative entre être un donneur de sang ou pas vis-à-vis du critère « avoir été personnellement concerné par la transfusion ou via un proche ».

Résultats en ligne

Croisement connaissance-accord

Les tests de significativité ont été réalisés. Ils nous amènent à écarter les Ne se prononce pas.

En comparant les croisements, nous nous rendons compte que près de 82% des personnes connaissant la mesure d’exclusion sont en désaccord contre 65% parmi les personnes découvrant la mesure, 3% ont besoin de plus d’éléments pour se prononcer lorsqu’ils connaissent la mesure contre 25% quand ils la découvrent, 8% des personnes connaissant la mesure sont partagées contre 5% la découvrant.

Il est clair que connaitre la mesure d’exclusion engendre une plus forte opposition à la mesure et une moins grande indécision que lorsqu’ elle est découverte à l’occasion de cette enquête. Gardons en mémoire, là aussi, que nous sommes en présence d’une forte proportion de donneurs exclus pour relations homosexuelles et non en présence d’un échantillon représentatif de la population française.

Résultats en ligne

Croisement concerné-donneur

 Les tests de significativité ont été réalisés. Ils nous amènent à écarter les Ne se prononce pas.

Avec ce croisement, nous atteignons le cœur même de notre enquête, à savoir est-ce que des personnes concernées par la mesure donnent leur sang malgré tout.

Les résultats sont particulièrement clairs : 16% des personnes concernées par la mesure d’exclusion donnent leur sang (contre 56% qui le donnent alors que non-concernées par cette mesure).

Le dogme sécuritaire visant à exclure des personnes vis-à-vis de leurs orientations sexuelles sans discernement relatif à leurs comportements entraîne, de fait, un contournement de la mesure totalement contre-productif à l’égard de la sécurité sanitaire recherchée.

Nous en restons là avec notre discours militant pour revenir à l’objectivité de notre enquête : ce fait là corrobore à la fois l’enquête de l’InVS démontrant que la moitié des séroconversions en transfusion était le fait d’hommes ayant eu ou ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes tout comme les témoignages non quantifiables de gays, de bis ou d’hétéros aux relations homosexuelles qui donnent leur sang dans le mensonge, et donc avec l’augmentation du risque que cela occasionne.

Résultats en ligne

Croisement concerné-connaissance

 Les tests de significativité ont été réalisés. Ils nous amènent à écarter les Ne se prononce pas.

Les personnes concernées sont quasiment toutes informées (97% informées-3% non informées) de la mesure d’exclusion alors que chez les personnes non-concernées, le degré de connaissance tombe à 71% (29% étant non- informées).

Résultats en ligne

Croisement concerné-accord

 Les tests de significativité ont été réalisés. Ils nous amènent à écarter les Ne se prononce pas.

Sans surprise, être concerné par l’exclusion consiste, dans 90% des cas, à être en désaccord avec l’exclusion, il n’y a que peu d’avis partagés, encore moins de besoin d’éléments pour se prononcer et un nombre marginal de personnes concernées favorables à l’exclusion.

De façon plus nuancée, chez les personnes non concernées environ les trois quart sont opposés à l’exclusion, ensuite il existe une répartition assez homogène entre être d’accord, être partagé et avoir besoin d’éléments pour se prononcer.

N’oublions pas que nous sommes en présence de deux catégories surreprésentées dans cette étude : les donneurs de sang et les donneurs exclus pour relations homosexuelles.

Résultats en ligne

Conclusion de la deuxième partie :

Arrivé au terme de cette deuxième série d’analyses, nous pouvons en dégager plusieurs enseignements complémentaires.

Si l’âge ne parait pas être un facteur explicatif vis-à-vis du degré de connaissance de la mesure d’exclusion, en revanche il parait assez évident que ce sont les jeunes générations qui accueillent le plus favorablement le don du sang pour tous.

Les différences liées au sexe génèrent quant à elles des différences au regard de l’accord à la mesure d’exclusion, dans le sens où les femmes ont des avis plus nuancés que les hommes. Cette information est à mettre en perspective avec le fait que les hommes de cette étude sont plus concernés que les hommes en général : ainsi ils sont mieux informés et davantage positionnés que le reste de la population non-concernée, dont font partie les femmes de cette étude.

Nous observons également un autre paradoxe avec le critère de donneur : les donneurs de sang de cette étude sont moins bien informés de la mesure d’exclusion que les non-donneurs, alors qu’il était légitime d’attendre des personnes actrices du système transfusionnel une bonne connaissance de la règlementation. Les mêmes conditions d’études produisent des effets statistiques similaires ; à savoir les non-donneurs de cette étude sont des personnes informées et davantage positionnées que le reste de la population, comme précédemment.

Par ailleurs, la vérification entre le fait d’être informé de la mesure d’exclusion et le rejet de cette dernière a été clairement établie.

Pour finir, l’enseignement majeur relativement aux personnes concernées réside dans la quantification suivante : près de 16% des personnes concernées déclarent donner leur sang malgré l’interdiction dont ils sont pleinement informés et en désaccord de façon toute aussi affirmée.


Synthèse et perspectives

Nous croyons utile de rappeler que cette enquête n’étant pas représentative comme démontrée initialement, aucune extrapolation des résultats dégagés n’est possible sur la population dans son ensemble.

Ainsi, parmi les donneurs de sang et les personnes exclues du don du sang pour relations homosexuelles entres hommes qui ont davantage participé à cette étude, nous avons établi une caractérisation de leurs profils tout comme nous avons pu déceler quelques éléments de causalité, bien qu’insuffisants puisque c’était la première fois qu’un tel travail était réalisé.

Pour aller au-delà du présent travail d’analyse et d’interprétations, la première tentation consisterait à chercher les moyens pour obtenir une enquête représentative, ce qui passerait soit par une entreprise spécialisée dans les enquêtes sociologiques, soit par le biais d’étudiants dans le cadre de leur cursus ; dans tous les cas cette recherche d’informations passerait par l’allocation d’un budget conséquent pour notre structure associative.

Une autre voie, nullement contradictoire avec celles précédemment évoquées, ciblerait davantage ses recherches sur la population concernée par la mesure d’exclusion, estimable à 25 000 individus environ.

Également, réitérer la même opération en complétant certaines questions, en supprimant d’autres pourrait être une piste envisageable, dès lors que la communication s’axerait sur la recherche d’une enquête complémentaire et non sur la réitération de la précédente opération.

Par exemple, nous pourrions poser davantage de questions relatives au statut de « donneur de sang » : combien de fois au cours de la vie, combien de fois durant une période plus restreinte, donneur exclu actuellement mais pouvant donner ultérieurement, donneur exclu définitivement, etc…

Dans tous les cas, il est évident que c’est désormais sur le plan qualitatif que doit se focaliser notre attention si nous voulons comprendre au mieux les liens de causalité, et surtout pour militer de façon plus appropriée tant en direction de la population dans son ensemble que sur notre cible décrite par notre objet social.


« Don du sang pour tous »

-Grande Enquête Nationale-

Du 15 mars 2014 au 31 mai 2014

Enquête totalement anonyme, réalisée par le collectif HOMODONNEUR et dont les résultats seront publiés à l’occasion de la Journée Mondiale des Donneurs de Sang, le 14 juin 2014.

Merci de bien vouloir répondre aux 9 questions suivantes :

1) Quel est votre âge ?

□ – de 18 ans
□ Entre 18 et 25 ans
□ Entre 26 et 45 ans
□ Entre 46 et 70 ans
□ + de 71 ans
□ Ne se prononce pas

2) Quel est votre sexe ?

□ Homme
□ Femme
□ Ne se prononce pas

3) Donnez-vous votre sang ?

□ OUI
□ NON
□ Ne se prononce pas

4) Savez-vous qu’un homme ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme est définitivement exclu du don du sang ?

□ OUI, je le savais
□ NON, je l’apprends maintenant
□ Ne se prononce pas

5) Etes-vous d’accord avec cette mesure d’exclusion ?

□ OUI, tout à fait d’accord
□ Je suis partagé
□ NON, en total désaccord
□ Je n’ai pas assez d’éléments pour me prononcer
□ Ne se prononce pas

6) Etes-vous concerné par cette mesure d’exclusion ?

□ OUI
□ NON
□ Ne se prononce pas

7) Etes-vous sympathisant d’une association liée directement ou indirectement au don du sang ?

□ OUI
□ NON
□ Ne se prononce pas

8) Vous, ou l’un de vos proches, avez-vous eu besoin d’une transfusion de sang ?

□ OUI
□ NON
□ Ne se prononce pas

9) Commentaire libre :

Le collectif HOMODONNEUR vous remercie vivement de l’intérêt porté à cette enquête.

Pour toute demande, merci de nous contacter à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Commentaires libres

Nous donnerons !

sympathisant homodonneur

je suis lesbienne et trouve bien sur inacceptable cette ségrégation...tant que cela ne sera pas réglé, je ne donnerai pas mon sang

Personnellement et en tant que co-président d'Arc en Ciel Toulouse
je vous soutient et défendrais votre ( et notre ) position partout cela est indispensable

Je ne me ferai pas passer pour un hétéro pour donner mon sang, s'ils ne veulent pas que les homo donnent, qu'ils aillent se faire foutre

il n'y a pas que les hommes ou les femmes, les transfusés aussi devraient donner, si possible

J'étais donneur et régulier dans les années 1980. Depuis, je fais des analyses tous les six mois. Rien à faire, ils n'en veulent pas.

Je compte faire don de mon sang, mais je n'en ai pas eu le temps ces dernières années avec mes 2 grossesses et allaitement.

Je suis homo mais je donne mon sang. J'estime que c'est une honte d'exclure les homos du don, je suis donc oblige de mentir pour continuer a donner, car j'estime que pouvoir sauver des vies prime sur toute revendication. Mais j'aimerai quand même pouvoir donner sans mentir.

J'ai donné mon sang régulièrement pendant plusieurs années.

Il serait temps que les choses changent !!

Moi je le donnerais bien volontiers mais on refuse de me le prendre car je ne pèse pas assez lourd. Une autre discrimination....

Je suis toujours anemiée et ai résidé en GB au moment du mad cow disease et cela m'exclut du don de sang. Dommage car mon rhésus est recherché...

L'interdiction du don du sang aux homosexuel(le)s est une des pires discrimination qui soit.
Elle présuppose que son sang n'est pas acceptable, potentiellement plus exposé à la contamination, etc...
Ce qui est une présupposition aussi éculée qu'intolérable.
Mon sang est parfait, je suis donneur universel, ne souffre d'aucune pathologie et je ne peux contribuer à l'entraide et à la sauvegarde de vies dans mon pays au simple fait de mon orientation sexuelle.
J'ai 46 ans... Interdit de don depuis 28 ans, combien de litres et quelle quantité de plaquettes perdues ???!!!

étant donné que des tests sont obligatoirement faits sur les dons de sang et que le risque de contamination par mst est physiquement le même chez des hétérosexuels que chez les homosexuels, je ne comprends absolument pas cette discrimination.

Donneur de sang régulier et concerné dans mon adolescence, j'ai toujours ressenti comme cruel et foncièrement stupide le refus qui m'a été opposé dès lors que ma sexualité (fort sage au demeurant) s'est trouvé être un obstacle à ce don. Pourvu que ça change - il paraît qu'on a besoin de donneurs.

Je trouve sa degeulace k un homme ayant eu une relation avec un soit exclu moi je dis chacun sont choix et mariage pour tous

En fait tout rapport avec un ou une partenaire occasionnel(le) sans protection de moins de 3 mois doit être exclu car échappe au sérodiagnostic. Au delà de 3 mois ou avec un partenaire régulier ( reste la question de l'infidélité pour une totale sécurité) depuis plus de trois mois séro-négatif contrôlé dés le début cela n'a plus aucune raison scientifique : c'est juste de l'homophobie !!

Je suis exclu du don de sang en France à cause de ma nationalité, et exclu dans mon pays natal à cause de mon orientation sexuelle.

Avec cette exclusion, je ressens comme une gifle chaque appel national urgent pour le don de sang ou du plasma (étant du groupe AB je suis donneur universel pour ce dernier). Passer pour incivique ou anormal/malade? Choix peu ragoûtant.

partagé ^^

J'en ai parle avec une infectiologue. Elle m'a dit qu'aujourd'hui avec les processus de chauffage du sang (stérilisation) il n'y avait aucun risque. Alors pourquoi ne pas changer les choses ?!

Cela fait des années que je me dis qu'il faudrait que je donne mon sang, sans jamais avoir franchit le cap. Je ne sais pas pourquoi :/

Je trouve ca incroyable ... je ne savais pas

J'ai déjà eu l'occasion de donner de mon sang,ce qui est pour moi un acte solidaire avec les personnes nécessitant des transfusions. A l'heure actuelle je n'en donne plus étant sous traitement médicaux,cependant je ne comprends et n'accepte pas le refus des dons venant d'un donneur homosexuel homme;ce refus est discriminant. En effet,ici l'orientation sexuelle en établie la règle alors que l'on sait qu'aujourd'hui que des maladies comme le SIDA par exemple sont présentes autant chez les homos que chez les hétéro ou les toxicomanes encore(ces deux dernier groupes étant en plus bcp plus sensibilisés à la prévention avec par exemple un accès facilité au moyen de protections) je pense aussi que des analyses doivent être faîtes concernant les virus comme celui du SIDA ou des hépatites,et autres afin de ne pas contaminer le receveur avec un sang non contrôlé.De ces 2 faits je trouve le rejet des homo-donneurs discriminatoire et pouvant aller jusqu'à la non assistance à personne en danger,dans la mesure où à l'heure actuelle où les dons ne suffisent pas à satisfaire tous les besoins en sang, en refuser de nombreux sur toute la France diminue les possibilités de faire des stocks et d'avoir un éventail de choix dans les différents groupes et produits sanguins. De plus donner son sang est pour moi un acte solidaire et CITOYEN,en faisant cela je participe à la vie de ma cité de mon pays...je prends une place dans ma societé,ne pas accorder le droit de donner son sang aux homos-donneurs est encore une fois montrer du doigt une communauté en l'excluant de la vie de la société et donc par là même lui en refuser sa place

Je ne comprend pas pourquoi les homosexuels ne pourraient pas. C'est parce que je ne le sais pas que je ne me prononce pas. Si c'est tout à fait médical ? Je comprendrais. Mais il se peut que ces mesures ne soient pas de mises. Je vais me renseigner. Merci !

C'est une honte que les HSH, gays, bissexuels ne puissent donner leur sang.
Ils ne le veulent pas? Très bien je le garde! Tout le monde devrait faire de même!

J'ai été horrifié d'apprendre cela et j'ai envoyé plusieurs mails au don du sang pour comprendre, ils m'ont orienté vers une étude en leur faveur sans explications valables pour moi.Je continue de demander aux médecins de m"expliquer à chaque fois que je donne mon sang!C'est pathétique et j'espère que cela va changer surtout quand je vois à quel point ils ont besoin de dons de sang...

Chaque bras compte !

Personnellement, je ne peux pas donner mon sang pour cause de paludisme, ce qui est au moins une raison valable, médicalement parlant.
Mais je ne résiste jamais au plaisir de répondre : "Vous ne voulez pas de mon sang de toute façon" sans en préciser la raison pour voir l'embarras du personnel médical (qui semble majoritairement opposé à cette ségrégation)

Pour information, je ne peux donner mon sang car étant transexuel, les injections de testostérone sont considérés comme produit dopant.

une mesure idiote !! , j'explique : quand un couple ( d'apparence) hétérosexuel vient donner son sang , qui dit qu'ils ne vont pas dans les clubs échangistes , qui dit que Monsieur n'a pas eu de rapports sexuels avec un autre homme, ou avec sa secrétaire, sa voisine, sa belle-sœur etc.... en + de sa femme ! ou Madame qui batifole de son côté . Cette discrimination n'a pas lieu d'être , surtout qu'on nous rabâche qu'il y a un manque cruel de donneurs !!

Etant une femme trans, ma situation est beaucoup plus complexe, voire romanesque, que le laissent supposer mes réponses aux questions. Par exemple, à la question "Etes-vous concerné par cette mesure d’exclusion", plusieurs réponses possibles mais j'ai adopté celle que l'EFS m'a allouée et que je m'alloue moi-même. J'ai répondu factuellement

C'est tout simplement stupide cette exclusion. Genre les hétéro ils font plus attention ? Ça pousse juste les gens à mentir... Et vu que les dons sont tous tester avant transfert, c'est n'importe quoi.

Passé d'hetero à homo, et trouvant ridicule cette situation.

Je trouve ça vraiment scandaleux, je ne comprends pas pourquoi ni comment cette mesure n'est pas déjà supprimée depuis longtemps. Coucou la discrimination.

Je pensais que cette mesure n'était plus valable. Pour que la question soit la plus juste possible, je pense qu'il aurait fallu rajouter : "qu'elle soit non protégée ou non" concernant la relation sexuelle, si tel est le cas.

Si je pouvais donner mon sang, je le ferai. Mais je ne comprenne pas que l'on interdise sans raison médical valable un don de sang.

Il faut changer les critères, les questions devraient porter sur la multiplicité des rapports non protégés avec différents partenaires. En quoi un homme ayant une relation suivie avec un seul autre homme, et ayant fait les vérifications d'usage quand au SIDA, serait plus à risque qu'un homme ayant des relations avec des femmes quelque soit le nombre de partenaires du second ? Ou en quoi un homme ayant eu une fois une relation avec un autre homme il y a longtemps mais n'en ayant plus depuis longtemps et ayant fait les vérification d'usage serait à risque à cause de cette ancienne relation? ce n'est pas un critère valable.

Marre qu'on m'interdise de donner mon sang car je suis gay!!! Et les hétéros infidèles eux ils peuvent? C'est de la discrimination pure et simple!!!

Je suis infirmière diplomée d'Etat et je pense que quitte à exclure les homosexuels du don de sang au vu de leur pratique sexuelle à risque (à savoir la sodomie) on devrait certainement en exclure un bon nombre de femmes hétérosexuelles ... Cette mesure est à mon sens totalement caduc... Surtout lorsque l'on compare le bénéfice/risque : on manque cruellement de sang, encore d'avantage dans certains cas (groupe et rhésus rares) mais on rejette un nombre énorme de donneurs, alors même que les contrôles sur les prélèvements sont extrêmement poussés !!! Je pense qu'il serait temps de dépasser le traumatisme du "sang contaminé" (qui ne venait pas forcément des homosexuels entre nous soit dit) et de faire avancer les choses... Dans l'intérêt de tous les patients. Je vous soutiens à sang pour sang ;)

Réalisez deux secondes que mon fiancé et moi sommes tous deux O négatif.
Quelle perte !
Depuis mon adolescence j'avais toujours donné mon sang puisque je dois ma vie à une transfusion.
Depuis que je suis adulte je n'ai plus le droit.
Injustice inepte.

exclure des volontaires selon certains critères de sexualité s'appelle purement et simplement de la DISCRIMINATION.

Rien à dire de plus, mesure parfaitement débile.

Il est inadmissible que l'on puisse exclure des donneurs alors que les prélèvements sanguins sont tous examines et que nous avons tant besoin de sang pour sauver des vies . Il y a des hétérosexuel qui sont cent fois plus exposés que certains homos......

Chaque bras compte pour sauver des vies
et non la connerie

La confusion entre pratiques à risque et population à risque est violente et protège moins bien les transfusé-e-s.

A priori je ne suis pas d'accord avec cette mesure car, les techniques de dépistage ayant évolué et le don du sang étant non obligatoire, si un homme homosexuel fait la démarche de vouloir donner son sang c'est qu'il se pense sain, qu'il a envie d'aider et dans tous les cas, son don sera analysés comme tous ceux qui sont réalisés

Liberté de donner son sang quelque soit son orientation sexuelle.

Je donnais avant de savoir que j'en étais exclu. Pour pouvoir donner aujourd'hui je dois mentir sur ma vie....Je suis gay et séronégatif. Je suis A-....mais je ne donne plus mon sang car je suis considéré comme un "monstre". Désolé pour les malades....Je redonnerai lorsque la loi changera.

Plusieurs personnes LGB de mon entourage ce sont vus refusés le don du sang de part leur orientation sexuelle.Du coup j'avoue ne mettre jamais déplacée car pas envie d'un traceur sur un dossier : NON car Lesbienne ! Pour un ami c'est clairement ce qui aété marqué dans son dossier...

Ma première expérience de discrimination en raison de mon orientation sexuelle a eu lieu alors que je voulais donner mon sang quand j'étais ado. Je n'étais pas au courant de cette pratique et ai donc répondu à l'affirmative lorsque me fût posée la question d'une éventuellement expérience sexuelle avec une personne du même sexe. Le manque de tact du personnel soignant par rapport à cette autorisation était effrayant.

Je suis lesbienne et je n'ai jamais osé le dire à l'institut du don du sang car je voulais absolument avoir le droit de sauver des vies. Alors à chaque fois je dis que je n'ai aucunes relations sexuelle. Je connais une amie dont son petit ami est bisexuelle et elle s'est vu refusée le don

Sauf cas de force majeure, je ne donnerais mon sang que lorsque cette discrimination cessera.

Femme célibataire et libre (et honnête avec les infirmiers de la collecte sur ma vie sexuelle, protégée mais libérée) de moins de 50 kg : je ne suis pas autorisé à donner mon sang.
Le sang étant testé (d'après ce que l'on en sait, même si le délai de contamination demeure), un(e) hétéro marié(e) ayant des relations extra-conjuguales et/ou ayant des comportements à risque (toxicomanie, autre...) présente exactement les mêmes risques .
Entrons dans le 21eme siècle, délestons nous des vieux préjugés !!!

Je tiens juste à préciser que les deux questions "Savez-vous qu’un homme ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme est définitivement exclu du don du sang ?" suivit de "Etes-vous d’accord avec cette mesure d’exclusion ?" entraînent forcement des réponses subjectives et donc de nombreux "NON, en total désaccord" ce qui va fausser votre enquête. Je suis contre la discrimination de toutes sortes (facile à dire je sais), mais le but de cette exclusion n'est pas de discriminer une partie de la population mais d'éviter que des personnes dites "à risques" ne donnent leur sang par précaution (ainsi les personnes transfusées à une certaines époques, les personnes ayant voyagé à certains endroits, avoir certaines pratiques sexuelles non protégées ...) . Aujourd'hui on peut penser que ces interdictions sont dépassées puisque mis en place dans les années 80 et après lors de l'affaire du sang contaminé et autre. Bien-sûr le sang est testé, mais les tests ne sont jamais fiables à 100% et je pense qu'ils ont un coût important (je n'affirme rien je ne connais pas tout). Enfin cela pour dire que l'ordre de vos questions pourrait influencer les réponses de manières subjectives.

Totalement choquée par cette mesure d'exclusion !!!!

Je ne donne pas car je sais que je n'ai pas le droit.

je suis séropo

Déjà que l'on a pas assez de sang, en plus on se permet d'en refuser simplement parce qu'il est homo! On est dans pays de fraternité non? Je trouve ça lamentable!

Cette interdiction est homophobe au sens propre, car elle est basée sur une peur irrationnelle des risques pris par les homosexuels et ravivée par la mémoire de l'affaire du sang contaminé. Des personnes à risques existent malheureusement aussi bien chez les hétéros que chez les homos, s'y arrêter peut malheureusement coûter des vies en empêchant des donneurs ne prenant pas de risques d'aider leur prochain.

Ne donne pas mon sang parce que la législation interdit aux homosexuels de le faire, hétéro mais solidaire. Me suis déjà fait insulter pour avoir poser la question du pourquoi de cette aberration à un médecin qui participait au don de sang. J'ai donné trois fois et ai toujours été mal reçue chaque fois que j'essayais d'évoquer le problème. Ne donne plus mon sang à cause de cette loi et du mauvais accueil que j'ai reçu. Hétéro, mais solidaire !!!

Il faut des réglementations. Mais interdire aux homo c'est seulement de la discrimination. il serait plus judicieux, a mon avis de demander a CHAQUE donneur de sang de faire un test anti-vih (ou autre mst) avant de faire le don.
Ayant été transfusée petite, je ne peux pas donner mon sang.
Beaucoup de gens pourraient donner mais ne le font pas. Pourquoi alors refuser a de potentiel donneur sous prétexte qu'il y a potentiellement plus de risques?
Prendre des mesures de sécurités, oui, mais pour tout le monde !!

Espérons que cela permettra une avancée sur ce thème. Tant de donneurs gâchés, j'ai personnellement vécu cela comme un affront et une humiliation lorsque j'ai voulu donner mon sang dès les premiers jours de ma majorité.

j'aimerai donner mon sang. J'ai déjà donné mon sang, quand j'étais étudiante: la 1ère fois car je n'avais jamais eu de relations sexuelles ; la 2ème fois je m'assumais. je ne savais pas encore que nous étions exclus. Ils m'ont refusée de façon lapidaire et j'ai été vraiment très choquée, et j'ai mis du temps à me remettre. Dès lors j'ai décidé de ne plus être donneuse (même si depuis quelques années les lesbiennes le peuvent), pas tant que durera cette discrimination injustifiée (les tests sont pratiqués systématiquement). par principe. même si cela me coûte sur le plan moral car le don est pour moi un devoir citoyen au même titre qu'aller voter. Chaque campagne de l'EFS est pour moi une insulte que je prends de plein fouet. Je ne manque pas d'encourager mon entourage à y aller, tout en leur rappelant au passage que les gay en sont exclus (certains sont tombés de haut en apprenant ça!). Si l'EFS avait vraiment besoin de sang ils prendraient le notre au lieu de se cacher derrière leur petit doigt. je me suis allumée quelques fois avec eux. Mais à cons, conne et demi (c'est l'effet boomerang). Cordialement, CB

Je suis 0 négatif, donneur universelle. Mais comme je suis gay, je ne peux pas donner! Quel dommage!

Les homosexuels n'ont pas de comportements sexuels plus à risques que certains hétérosexuels, au contraire, ils sont probablement plus sensibilisés et se protègent plus, il n'y a donc pas plus de risques.

Difficile de croire qu'il existe des sexualités plus responsables que d'autres. On s'aime, on se protège, on veut aider.

En effet, j'ai affirmé que j'étais d'accord avec la mesure d'exclusion mais cela n'a rien à voir avec une homophobie, au contraire ! J'estime que lors d'un rapport entre deux humains il y aura toujours risque de contamination du VIH . Et cela ne doit pas s'oublier . Il faut arrêter de croire que toutes les lois sont contre les homosexuels. Certes, plusieurs d'entre elles en faisaient parties, or là non .
Voilà . J'espère que mon message arrivera à destination.
Cordialement

J'espère bientôt que cette interdiction sera levée......

Je ne donne pas mon sang car suis migraineuse et je suis également exclue de don du sang. À mon avis il faudrait interdire le don aux personnes ayant eu des rapports non protégés, pas aux hommes qui se protègent.

Je suis homo, sain, et donne mon sang. Je prefere mentir, mais sauver des vies.

Si le niveau de l'interdiction (à savoir total) actuel n'est plus justifié au regard des avancés des techniques et des savoirs ; le taux de prévalence dans la communauté gay (et trans) étant celui que l'on connait, appliquer à cette communauté le même traitement que la population globale me semble être une prise de risque trop importante.
Je ne parle pas là de pratiques supposées plus à risques chez les gays, mais uniquement du taux de contamination.

Je suis donc pour un traitement plus juste des homos dans le geste citoyen du don du sang, mais en tenant compte des données épidémiologique.

Ce questionnaire est d'un triste amateurisme pour une question d'importance qui va bien au delà du don du sang.
L’exclusion a été approuvée par le CNS sur des critères strictement scientifiques. C'est à la presse et aux assocs de faire comprendre cette exclusion pour qu'elle ne se transforme pas en homophobie et seropophobie.
Vous feriez mieux de militer pour la reprise de la prévention chez les jeunes

A fond avec vous!

...........

J'ai arrêté de donner mon sang quand j'ai commencé à avoir des relations homosexuelles.

Je ne sais même pas si en tant que Trans j'ai le droit ou non de donner mon sang.. J'aimerais bien faire un don régulier de sang mais j'ignore si on va m'exclure des dons ou non. Ce serait aussi discriminatoire.

Je ne donnerai mon sang - aussi précieux ou aussi impie soit-il - que lorsque la loi m'autorisera à le faire sans mentir sur une partie de m

J'ai tenté 2 fois de donner mon sang. Ecarté à cause de mon homosexualité (bisexualité lors de ma première fois). De quoi rendre peu clair la dinstinction entre catégories et pratiques à risque.
Aujourd'hui, je ne suis plus certain de vouloir donner mon sang si on m'y autorise enfin. J'ai trop attendu.
En revanche, je suis inscrit pour le don d'organes et on ne m'a jamais posé aucune question. Quelle est la logique ?

On nous parle de pénurie de sang et on refuse des donneurs... 'est faire la fine bouche

Abbération de l'EFS en ce qui concerne leur élucubration en ce qui concerne les statistiques ... et deuxio la question me semble légèrement attaquable en justice...

J'ai répondu être partagé à propos de cette mesure mais pour être plus précis j'aurais préféré pouvoir dire "être plutôt en désaccord".
Je suis un homme et je couche avec des hommes. Je sais aussi être séronégatif parce que je me fais dépister aussi régulièrement qu'il le faut (avant et/ou après chaque nouvelle rencontre). J'ai compris que je fais parti d'une population à risque MAIS l'idée d'être considéré comme une statistique ne me convainc pour accepter ce refus...

Bonjour, je suis trans FtM et Bi, je ne suis pas concerné puisque de toute façon avec deux injections par moi, je ne suis pas du tout autorisé a donner mon sang. Ca serait bien de changer votre question : "quel est votre sexe?" si vous voulez que votre questionnaire soit inclusif.

il suffit d'avoir eu besoin de plusieurs transfusions en trois mois pour
avoir honte de ne pas avoir donné son sang.

À chaque don je soulève ce problème d'exclusion des homosexuel-le-s du son du sang avec le médecin...en espérant que cette discrimination évolue!

J'ai donné mon sang avant mon premier rapport avec un homme (19 ans et demi) mais je n'ai pas pu mentir après, donc j'ai été exclu du don.

Le questionnaire avec le médecin est suffisamment complet pour exclure du don les personnes à risque, quelque soit leur orientation sexuelle. Il s'agit bien d'une discrimination.

En 1986 , Je me presente lors d'une collecte pour donner mon sang . Il fallait remplir un questionnaire et répondre à la question : relation homosexuelle - Je sortais d'une relation de 3 ans Et J'étais seule Depuis un an , j'ai repondu oui . Mon don a été refusé . J'étais en parfaite Santé . . Et donc Je n'ai plus jamais re/ fait une telle demarche .   Et Je ne la re/ ferai jamais ! Je suis toujours en tres bonne Santé . Exclue de la communauté des Donneurs de sang , j'ai une opinion bien particuliere de l'affaire du sang contaminé Et du system sanitaire ...

Je ne peux pas donner mon sang car je fais un peu moins de 50kg ;( sinon je donne . Et ça ne m empêche pas d être homo .
Je connais des hétérosexuels qui ont des vies sexuelles très mouvementées ....

Le fait que les homosexuels ne puissent pas donner leur sang est la raison pour laquelle je ne le donne pas.
Problèmes de transfusions contaminées il y a une trentaine d'années, c'est normal que l'on ne veuille pas que ça se reproduise, en sachant que les hommes homosexuels ont beaucoup plus de chance de contracter le VIH que les personnes hétérosexuelles.
CQFD !

Les relations débridées hétérosexuelles peuvent autant être dangereuses je ne connaissais pas ce motif de refus du don et je ne le trouve pas du tout justifié !

J'ai été donneuse dès mes 18 ans, jusqu'à une perte de poids trop importante à 42 ans, puis un diagnostic de cancer incompatibles avec le don du sang. Ces deux raisons sont légitimes, et pourtant, le refus a été un choc. Je soutiens à 100% des donneurs motivés, qui se voient opposer un refus arbitraire et discriminant.

Le fichage à vie est révélateur du caractère discriminatoire et toxique de cette mesure d'exclusion.

Et dieu merci que je n'ai pas besoin de cela pour le moment ! Des progrès reste à faire !

Je trouve les questionnaires sur les pratiques sexuelles indécent à une époque où le chauffage du sang élimine les risques.
Après avoir donné de nombreuses années, ces questionnaires m'ont définitivement rebutée à un quelquonque don suplémentaire.

Le chauffage du sang élimine les virus HIV.
Si tel n'est pas le cas, il faudrait nous en informer.

De supprimer les questionnaires préalables favoriserait le don.

Personnellement, il y a des années que j'y ai renoncé, bien que non porteuse d'un virus HIV.Juste pour éviter les questionnaires indécents sur ma sexualité, qui ne regarde personne.

Ce n'est pas l'exclusion des hommes ayant une sexualité active avec d'autres hommes qui me choque. L'épidémie de vih dans ma communauté est une épidémie fortement axée sur la primo-infection. Il y aurait donc des risques réels de transmission du vih si on ouvrait le don du sang aux hsh. Le questionnaire ne me paraît pas être un bon filtre, en regard des risques. J'ai plusieurs fois demandé à l'institut français du sang un débat sur le sujet. Il sont refusé. Je pense qu'ils ont peur que la population prenne conscience que, malgré les tests, il reste des risques résiduels de contamination. En effet, contrairement à ce qu'on dit les médias depuis l'affaire du sang contaminé, tous les produits sanguins ne peuvent pas être chauffés.Le sujet ne peut pas non plus être abordé sous le seul angle de la discrimination, le don du sang n'étant pas un droit, et de nombreuses catégories de personnes en étant exclues.

Je ne peux (hélas !) donner mon sang car j'ai un traitement médical contre l'hyper tension

je ne donne pas mon sang car je prends des medicaments je ne sais si c est permis dans ce cas!

Merci pour votre action… pour que l'orientation sexuelle ne soit pas un critère d'exclusion pour un don de vie...

Je suis lesbienne, et j'ai toujours entendu dire que si on est homo on ne peut pas donner son sang. Je sais maintenant que ça concerne les hommes, mais je ne sais pas si c'est également valable pour une femme lesbienne... C'est bien dommage parce que je pense que quelqu'un qui a besoin de sang s'en fou de sa provenance!

1er don de sang : lors du passage avec le médecin en rendant le questionnaire. Mr me demande si j'ai changé de partenaire bla-bla-bla ... Et naturellement je lui dis que je suis homo, suivie pour tout ce qui est ist... Etc Mr me répond qu'ils considèrent que les lesbiennes ne sont pas des personnes à risques vu que nous ne pratiquons pas la pénétration à proprement dit !!??
Débat sur le fait que les gay ne peuvent pas être donneurs que c'est une aberration. Tout en argumentant sur les pratiques sexuelles des hétéros...
Et à chaque don du sang que j'ai pu faire (car j'ai fortement pensé à boycotter le don à cause de cela... Mais bcp de personnes en ont aussi besoin) je tente de discuter avec les Ide et / ou médecin pour que cela change !

Bonjour,
Pour moi, le don du sang est un acte citoyen.
Je ne suis pas médecin mais j'ai pu sauver des vies.
Le don du sang est pour moi comme le don d'organe, fondamental, primordial et nécessaire. Il faut que le don du sang reste gratuit pour la personne qui donne comme pour celle qui reçoit, mais aussi libre de choix pour les deux partis.

Je suis actuellement à plus de 25 dons du sang pour mes 24 ans. (Si vous connaissez bien les règles du don du sang, vous savez que cela n'est pas possible. Sauf si, ..., vous donnez dans différentes régions... Je sais, j'ai été idiot et stupide.)

Cela permet aussi, de faire des rencontres avec le personnel qui est souvent le même. Des retrouvaille se font avec des gens que l'on n'a pas vu de longue date dans les « petits » services .

De plus, je n'ai jamais donné quand je n'étais pas sur de moi ou ne pouvait pas suite à un traitement pour un rhume ou autre... (Lors d'un rapport le préservatif a rompu. J'ai attendu le délai, je suis allé faire le test et j'ai pu redonner mon sang.)

J'ai toujours dit que j'étais HOMO, je l'assume, et cela sans aucun problème. Cela m'a posé quelques souci mais j'ai toujours réussi à convaicre. Je suis un donneur régulier et qui n'a montré AUCUN souci lors des analyses faites sur mon sang. Et je suis donneur universelle. Je suis O-...

Grâce à cela j'arrivai à convaincre, jusqu'au jours ou les manifestations contre le mariage on envahi la rue.
Une femme médecin m'a refusé, mais pas que, elle a ajouté à mon dossier un GROS POINT ROUGE … :

HOMOSEXUELLE
GAY
PD

Appellez ça comme vous voudrez. . .
Mais à partir de ce jour, on ne pouvait plus prendre mon sang dans ma région.

Et pourtant, je n'ai rien à me reprocher...

J'aurais peut-être du mentir, je ne sais pas, je me pose toujours la question.
Mais le problème c'est que mentir, ce n'est pas moi. Par contre, j'en suis sur.
Je suis homo.

J'aimerais savoir quand arrêterons nous cette discrimination sur l’orientation sexuelle ?

J aimerai donner mon sang mais vu que j ai eu une transfusion sanguine je suis plus autorisee.
Dommage

je ne pourrai jamais donner mon sans parce que j'ai la maladie de Willebrand...

Les hommes ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme sont définitivement exclu du don du sang car :
1- Le SIDA serait une maladie d’homosexuels => Ca fait plus de 25 ans qu’on a démontré que c’est faux et que l’hétérosexualité ne protège pas du VIH
2- Les homosexuels auraient de nombreux partenaires sexuels => cela est plus un cliché qu’un fait scientifique

On demande aux femmes et aux hommes hétérosexuels qui veulent donner leur sang combien ils ont eu de partenaires sexuels au cours des 4 derniers mois. S’ils en ont eu plus d’un (une) ils ne peuvent pas donner. Pourquoi ne pas généraliser ce critère à tous et toutes quelques soit l’orientation sexuelle ? Autrement dit, l’orientation sexuelle ne devrait pas être un critère de sélection des donneurs de sang.

http://infos-lgbt.centerblog.net/105-homodonneur-grande-enquete-nationale-don-du-sang-pour-tous
http://infos-lgbt.centerblog.net/105

je donne mon range depuis mes 18 ans et je suis homo j'ai jamais eut de pb

Oui, je suis homo !
Non, je n'ai JAMAIS eu de comportement à risque !
Je partage la vie de la même personne depuis 10 ans.
J’effectue un bilan sanguin chaque année depuis mes 21 ans (j'en ai 35).
Malgré toutes absences de maladie ou virus ou autres dans mon organisme.
Non, je ne comprends pas cette interdiction

Mes potes hétéros qui sautent sur tout ce qu'il bouge, n'ont aucun problème pour donner leur sang.

je le donnais jusqu'à ce que l'on me le refuse car j'ai osé dire que je suis gay !

je trouve navrant de refuser le don venant de personnes homosexuelles (ou ayant eu des relations homosexuelles) et d'accepter celui de personnes hétérosexuelles qui auraient eu des relations extra-conjugales par exemple sans en faire mention sur la feuille que l'on remplit avant le don.

Même si je suis une femme, j'ai mis que j'étais concernée par cette mesure d'exclusion car j'ai toujours refusé de donner mon sang tant que les gays sains ne pourrons pas le faire comme tous les hétéros sains.

J'ai donné mon sang à de nombreuses reprises dès ma majorité, puis un jour j'ai coché la case comprenant les relations sexuelles avec d'autres hommes (en tant qu'homme) et on m'a dit droit dans les yeux; "c'est interdiction définitive"...choqué

Les hétérosexuels ont aussi des comportements à risques (relations multiples, sans lendemain; rapports sans préservatifs...) mais ne sont pas exclus pour autant du don du sang, il suffit de mentir...

L'exclusion des homos du don du sang est scandaleuse !

Ne peut pas donner mon sang pour cause de traitement

toutes les études épidémiologiques montrent un risque accru pour le patient ce qui justifie cette mesure de sécurité sanitaire

Le don du sang n'est pas un droit mais...un DEVOIR. Donc le devoir de respecter l'éthique du don du sang. Les dons du sang ds homodonneurs représentent une veritable bombe à retardement sur le plan sanitaire, il n'y a aucune intention de discrimination, mais simplement une précaution sanitaire basée sur des statistiques officieles fiables.

Bien que de nombreux couples homosexuels hommes soient fidèles, il serait domageable de connaître à nouveau le scandale du sang contaminé. Etant moi-même homosexuel, je ne donne pas mon sang mais je milite pour cette noble cause afin de trouver des donneurs qui pourront faire ce geste à ma place

Les femmes homosesuelles peuvent donner leur sang mais pas les hommes pour des raisons évidentes de sécurité transfusionnelle liées à leurs rapports sexuels.

En espérant que cette enquête puisse enfin faire avancer les choses

Vous réclamez régulièrement du sang car vous en manquez cruellement mais a côté de ça vous refusait les personnes homosexuelle alors qu elle s est peut être plus protégé qu un homme ou une femme ! Je trouve cela discriminatoire et peu justifier à l heure actuelle et du coup pas en accord avec votre demande permanente de dons

J'ai donné mon sang jusque 67 ans (180 dons) J'ai dû arrêter à mon opération de la valve aortique. mon épouse donne toujours, elle a 68 ans.

je ne donne plus d sang depuis que l'age limite à été dépassé, mais je fais toujours partie active d'une asso.

Je ne comprend pas pourquoi un homme qui a des rapports sexuel avec un autre homme est exclu d'un don du sang? Quand allons nous arrêter cette forme de racisme envers ces personnes la. Je ne comprendrais jamais pourquoi les français sont aussi lâches quand il s'agit de faire des histoires idiotes ont est très fort mais quand il y a des sujets sur lesquels ont devrait réellement bondir et être solidaire comme le chômage ou les retraites et bien la il n’y a personnes.
Si c'est comme ça je ne donnerais plus mon sang.
Je suis hétérosexuel et une personne qui donne sang, plaquettes et plasma.

Je précise que je ne donne plus mon sang car je suis touché par la limite d'âge. Par ailleurs je pense qu'il serait plus judicieux que l'Union Nationale imprime ce questionnaire, à charge pour les Associations de le distribuer à leurs adhérents lors de collectes ; à mon avis la méthode informatique utilisée, ne donnera pas grand résultat. Personnellement, j'y réponds, car je fais partie du conseil d'administration d'une association.
cordialement.

le risque d'être porteur d'une MST n'est pas fonction de "avec qui" on couche, mais "avec combien" on couche. Lors du don de sang, les questions posées par le médecin ne devraient pas concerner l'orientation sexuelle mais exclusivement le nombre de partenaire. L'hétéro est fidèle, l'homo est libertin, ce serait alors si simple si l'un et l'autre avaient chacun leur monopole !

je suis contre le don du sang des homodonneurs MASCULINS car ils ont 200 fois plus de risques de contaminer un receveur. Un receveur potentiel étant déjà une personne affaiblie, il n'est pas acceptable de lui lui faire courir un risque supplémentaire de virus

LE SIDA PASSE PAR LE SANG

TOUT A FAIT D ACCORD AVEC CETTE MESURE D EXCLUSION

LES MALADES N ONT PAS BESOIN DE RECEVOIR DU SANG CONTENANT DES VIRUS

POURQUOI VOULEZ VOUS CONTAMINER DES PERSONNES QUI SONT DEJA MALADES ?

Entièrement d accord avec l'exclusion définitive car il y a trop de risques de contamination

Avant de prendre les homos, reprenons d abord les transfusés.

Le don de sang est un acte de générosité. Le but étant de soigner le malade. Multiplier les risques par 200 n'est pas acceptable.
Ce ne sont pas les homosexuels qui sont exclus mais seulement les hommes entre hommes, ce qui n'est pas tout à fait la même façon de voir les revendications.

Je pense qu'en ce qui concerne le don du sang des homosexuels, on devrait agir au cas par cas, car je connais des personnes qui ne donnent pas pour cette raison et j'ai l'impression que leur sang est aussi "bon" que le mien.

En espérant que ma participation puisse faire changer les choses.

Le don du sang est un devoir et non un droit. Il faut en accepter les règles et faire confiance aux personnes qui les édictent. Je crois savoir que le taux de porteurs du VIH parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes est très supérieur aux autres populations d'individus. Pensons aux receveurs et ne faisons pas un nouveau scandale du don de sang.

comme pour les couples hetero, si pas de partenaires multiples pourquoi cette exclusion, combien de donneurs ne peuvent jurer que leur partenaire ne les trompe pas et ne risque pas de les contaminer , depuis les affaires de contamination du sang, je pensais que tout était mis en oeuvre afin d'effectuer tous les contrôles nécessaires pour la sécurité de tous; n'est ce pas le cas????, donc dans ce cas ou est le problème

Le don du sang ne doit pas être discrimatoire. A partir du moment où les personnes sont en bonne santé, il n'y a aucune raison de refuser à celles qui le veulent de donner leur sang.

Je ne donne pas mon sang car j'ai la maladie de Lyme

A deja donné son sang mais a du arreter pour cause de veines trop petites et donc risque personnel si acharnement

Il y a des risques avec les hétéros aussi.

Le ministère de la santé doit mettre cette situation sur la table et de manière officielle.
Une table ronde doit avoir lieu avec tous les acteurs sur ce sujet.

exclure les gays du sang pourrait etre valable dans les 80, c'etait compréhensif, mais le sida touche tout le monde et surtout tout le monde a des comportements à risques. Par contre le baraback dans l'industrie du porno gay peut nuire à ce combat car c'est un argument supplémentaire, on va dire que les gays ne se protègent pas ou insconsciens

Je suis en excellente santé, mais mon homosexualité ne me permet pas de sauver des vies. Là, nous pouvons parler d’aberration.

Soutien invétéré pour votre engagement, merci

Continuez comme cela et vous gagnerez, bravo à vous !!

Oui cela occasionne une certaine forme d'exclusion de ne pas pouvoir donner son sang. Mais la santé du receveur est primordial. Il ne faudrait pas que ce dernier puisse attrapper de nouveau virus.

perdre une partie des donneurs sur une spéculation douteuse n'est pas normal. Nous avons besoin de sang!!!! Et le sang donné est testé alors pourquoi exclure des personnes saines pour une raison qui appartient au domaine du privé?

Les données épidémiologiques prouvent, que nous devons rester fermes et respecter la loi en vigueur qui interdit le don du sang pour les personnes homosexuelles. Il n'y a rien de discriminatoire en cela, c'est juste du bon sens et de la prévention.De plus, s'il existe un collectif "d'homo donneurs Français" qui croupit dans l'ombre, je pense, qu'il serait grand temps de dénoncer ces individus aux autorités compétentes, car ils nous font courir consciemment, un risque de contamination et ça simplement pour satisfaire leur ego, quand les lois sont pourtant claires à ce sujet! Sachez, qu'u jour d’aujourd’hui, une personne ayant séjourné en Angleterre en 1996 ne peut pas donner son sang à cause du risque lié à l'épidémie de la vache folle! Cet exemple montre qu'il n'est nullement question de discrimination quant à l'interdiction du don De sang pour les homosexuels.

Du moment que les contrôles sont les mêmes pour tout le monde, pourquoi exclure des gens qui sont dans les normes (âge, santé, poids, etc..). ?

Il y a un biais méthodologique évident à partir du moment où la réponse à la question de la relation homosexuelle repose sur la seule bonne foi ... A partir du moment où un test sanguin atteste que la personne qui souhaite donner son sang n'est pas porteuse du VIH, je ne vois pas où est le problème ...
Personnellement, je suis exclue du don du sang pour une maladie auto-immune de la thyroïde.

J'ai moi même eu besoin d'une transfusion à ma naissance, ce qui m'a d’ailleurs sauvée (née prématurée à 6 mois). Je ne peux donc pas donner mon sang mais les mesures de restriction contre les homosexuels m'indigne, d’autant qu'elles ne sont basées que sur un a priori arriéré!

Comme la loi l'indique : d'abord ne pas NUIRE. Ne pas prendre le

moindre risque pour le bien d'autrui.

Je suis une jeune femme et j'ai eu divers partenaires sexuels. Les homosexuels ont souvent moins de partenaires que la majeure partie des jeunes donnant leur sang. Et les risques ne sont pas plus ou moins important. Il faut arrêter de penser ça! C'est honteux, surtout que nous avons besoin de sang pour les gens qui doivent se faire perfuser ou autre. On en manque trop pour faire ce tri ridicule. D'autant que des tests sont faits sur ces dons du sang et si il y a un problème ce sang n'est pas attribué au don.

Je trouve normale qu'une personne aillant des rapports non protégés depuis moins de trois mois et qui n'est pas dépisté pour les MST ne soit pas donneur de sang, toute orientations sexuelles confondu.

Le Don de Soi sauve des malades: Il ne doit pas nuire à sa guérison

Je suis bisexuel mais souhaitant donner mon sang, je tais mes préférences.
Je n'ai jamais pris de risque inutile, je ne vois pas pourquoi je devrai être interdit de donner mon sang alors qu'on en a besoin !

Bisexuel donneur et fier de l'être !

je ne donne pas mon sang en raison de mon age mais à mes 18 ans je compte le donner

Depuis 30 ans j'ai été exclu du don du sang alors qu'au paravant j'étais donneur ! La 1ère fois ça a été assez humiliant ! ! !

je donnais mes plaquettes avant car je suis AB+, je ne donne plus car ne souhaite plus mentir.

nfnfnfnfnfnf

Pourquoi doit-on interdit aux homosexuels de donner leurs sangs? Doit-on en conclure que le gouvernement fait de cette orientation sexuelle une maladie?

J'ai appris cette restriction il y a 5 ans par hasard suite à un refus qui m'a été fait lors d'un don.
J'ai souhaité renouvelé ce don avant-hier qui m'a été de nouveau refusé. J'ai à cette occasion découvert que les personnes - comme moi - à qui on a refusé un don sont enregistrés dans la base informatique de l'EFS comme personne exclue à vie du don, le code serait "généraliste" (c'est-à-dire qu'il concernerait l'ensemble des personnes exclues du don pour des raisons multiples : utilisation de drogue, séjour prolongé en Grande-Bretagne dans les années 80, homosexuel homme...) mais que le motif du refus ajouté sur le fichier.
La CNIL semble validé cette codification. Toutefois, l'EFS, lors qu'il prend cette décision qui exclut à vie un donneur ne le prévient pas ni oralement ni par écrit, comme la loi semble l'obliger.

J'aurai aimé donner mon sang mais je n'ai pas pu, à cause d'un poids trop petit et divers voyages.

Je suis choquée qu'on y fasse une distinction entre les hommes homosexuels et hétérosexuels. Maintenant que j'ai grossi, cela me fait hésiter à donner, parce que je trouves cette question totalement indigne et insultante (pour le corps médical, le don du sang, et l'état qui la tolère).

Les dons du sang excluent aussi les personnes ayant résidé quelques mois en Angleterre si vous cherchez des règles plus idiotes....

Pourtant l'analyse de risque , vu la nature du risque rend le critère utile (faible aléa résiduel mais fort enjeu, donc un critère qui augment d'un facteur le risque résiduel veut simplement dire autant de personnes en plus contaminées ; or 2 ou 20 millions de personnes légèrement frustrées dans leur considération par un établissement public ne valent pas 5 à 10 personnes potentiellement contaminées par une maladie grave en plus)

Stop aux discriminations ! Dans d'autres pays ces personnes donnent leur sang et cela n'a jamais posé de problème : il faut arrêter avec l'homophobie ambiante notamment...
Bon courage